
Le logement demeure la principale préoccupation des personnes interrogées. L’accès à des logements abordables reste donc "le" chantier dont les responsables politiques doivent s'occuper en priorité. C’est ce qui ressort du nouveau Politmonitor réalisé par Ilres pour le compte de RTL et du Luxemburger Wort. Comme à l’accoutumée, ce sondage évalue la sympathie et la compétence des responsables politiques, mais les répondants sont également interrogés sur leurs préoccupations et sur les sujets d’actualité.
70 % des personnes interrogées se disent préoccupées par l’accès à un logement abordable, soit un peu plus que dans le précédent sondage. La situation internationale actuelle arrive en deuxième position des préoccupations, suivie par le trafic qui est la troisième préoccupation majeure des électeurs. Viennent ensuite le changement climatique et l’extrémisme de droite.
À l’autre extrémité du classement figurent les thèmes de l’immigration et de la situation économique, qui ont été cités comme grande préoccupation par moins d’un tiers des personnes interrogées. Concernant le logement, on constate que les électeurs fidèles du CSV sont ceux qui se disent les moins préoccupés par ce thème, tandis que les sympathisants du LSAP sont les plus préoccupés par cette question. Le trafic, quant à lui, semble moins préoccuper les jeunes âgés de 18 à 24 ans que les personnes appartenant aux autres catégories d’âge.
Selon les personnes interrogées, les trois thèmes que la classe politique devrait aborder en priorité sont l’accès au logement, le changement climatique et la sécurité, même si cette dernière n’apparaît qu’en 14e position dans la liste des préoccupations des citoyens. Il est aussi frappant de constater que les citoyens estiment que les responsables politiques n’en font pas assez pour améliorer l’accès à des logements abordables. En effet, cette problématique occupe, depuis au moins juin 2021 – date jusqu’à laquelle remontent les statistiques disponibles –, la première place des sujets que les responsables politiques devraient, selon la population, prendre à bras-le-corps en priorité.
49 % des personnes interrogées évaluent positivement les négociations tripartites, tandis que 31 % les jugent négativement. Une personne sur cinq n’a pas répondu à cette question. Les jeunes considèrent généralement l’accord de Senningen avec davantage de scepticisme que les personnes plus âgées.
Les électeurs du CSV soutiennent nettement plus cet accord que ceux du DP, pourtant partenaire de coalition. Les sympathisants des Verts portent également un regard plus positif sur ces négociations que l’électorat du LSAP. C’est parmi les électeurs de l’ADR que le soutien aux résultats de la Tripartite est le plus faible. Près de la moitié d’entre eux portent une appréciation négative sur les discussions entre le gouvernement et les partenaires sociaux.
La moitié des personnes interrogées se déclarent prêtes à renoncer à une tranche indiciaire. Cette proportion atteint 69 % parmi les électeurs du CSV, 66 % chez ceux des Verts, 49 % chez les électeurs du DP, 48 % chez ceux du LSAP et 43 % parmi les électeurs de l’ADR. Les personnes plus âgées se montrent par ailleurs davantage disposées à accepter cette mesure que les plus jeunes.
48 % des répondants se disent prêts à verser des cotisations plus élevées à l'assurance maladie. Le soutien le plus important à cette mesure se trouve chez les électeurs des Verts (72 %), tandis que l’opposition la plus marquée est observée chez les électeurs fidèles de l’ADR, dont 76 % y sont défavorables. Sur cette question, les personnes âgées se montrent plus réticentes que les jeunes.
60 % des personnes interrogées estiment que les récentes décisions visant à augmenter le salaire minimum ne vont pas assez loin. Ce sont les sympathisants des Gréng qui sont les plus nombreux à être de cet avis, tandis qu’une courte majorité des électeurs fidèles du CSV considère que la hausse est suffisante. Là encore, l’âge joue un rôle : plus les personnes sont âgées, plus elles ont tendance à juger l’augmentation adéquate, alors que les jeunes sont majoritairement d’un avis contraire.
Pour le Politmonitor commandé par RTL et le Luxemburger Wort, l’institut Ilres a interrogé un échantillon représentatif de 1.020 personnes. Les entretiens ont été réalisés du 16 au 26 juin, par téléphone et en ligne via MyPanel d’Ilres.
La méthodologie complète et le questionnaire sont disponibles sur Alia.lu
De légers écarts peuvent apparaître en raison des arrondis.
Pour cette édition du Politmonitor, nous publions pour la première fois les statistiques avec un chiffre après la virgule, ce qui permet d’obtenir des résultats plus précis et de faciliter les comparaisons. Cependant, cette évolution peut également entraîner de légers écarts dans cette édition par rapport à l’édition précédente en raison des arrondis effectués alors.
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