Attaque à main armée dans une écoleLa police intervention massivement à Dreiborn... à cause d'une fausse alerte

RTL Infos
La police luxembourgeoise a déployé "un important dispositif d'intervention" ce mardi à Dreiborn, où on lui avait signalé une attaque à main armée. Il s'agissait finalement d'une fausse alerte.
Photo d'illustration.
© Police

En anglais, le phénomène est appelé "swatting". Son but : forcer la police à intervenir en urgence en lui signalant une attaque... tout à fait inexistante. C'est ce qu'il s'est passé ce mardi à Dreiborn.

En fin de matinée, la police a été alertée d'une grave "attaque armée" dans un établissement scolaire de la commune. Compte tenu de la gravité des faits, "un important dispositif d'intervention a immédiatement été déployé" sur place. "Toutes les unités disponibles ont été dirigées vers le lieu présumé des faits afin de protéger les personnes potentiellement en danger et de sécuriser les lieux dans les plus brefs délais" rapporte le parquet de Luxembourg.

Les agents découvrent rapidement que l'école primaire "Billek" n'est pas en proie à une attaque. Leurs efforts sont donc redirigés vers le Centre socio-éducatif de l'État, établissement où sont placés les mineurs en situation difficile. "Il s'est finalement avéré qu'aucune attaque n'était en cours et qu'il s'agissait d'une fausse alerte."

Une fois les craintes écartées, la mauvaise blague a fait l'objet d'une enquête des autorités. Les enquêteurs ont pu identifier "deux jeunes suspects". La justice a décidé de les placer au Centre pénitentiaire de Luxembourg à Schrassig, "l’Unité de sécurité (UNISEC) étant complète".

Inutile de préciser que les autorités ont peu goûté à la plaisanterie : cette fausse alerte "constitue un fait d'une extrême gravité" estiment la police et le parquet. "De telles actions mobilisent inutilement d'importants moyens policiers et de secours, privent temporairement ces ressources de leur disponibilité pour de véritables situations d'urgence et peuvent mettre en danger tant les forces d'intervention que les citoyens."

"Par ailleurs, ces fausses alertes provoquent une vive inquiétude auprès des élèves, du personnel enseignant, des parents ainsi que de l'ensemble des personnes concernées. Elles perturbent gravement le fonctionnement des établissements et génèrent un sentiment d'insécurité totalement injustifié" écrit encore l'administration judiciaire, qui promet "la plus grande fermeté" pour les individus qui abuseront de la vigilance des forces de l'ordre.

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