François Georges poursuit son ex-employeur Imbroglio juridique autour du licenciement du directeur de ProActif

RTL Infos
François Georges porte plainte devant le tribunal du travail contre son ancien employeur, l'initiative pour l'emploi ProActif. L'ex-directeur conteste la validité de son licenciement.
© René Pfeiffer (RTL Archiv)

Le licenciement de François Georges de son poste de directeur de ProActif était-il valable? La question est toujours en suspens.

L’ex-directeur, accusé de comportement agressif à l’égard du président du conseil d’administration de l’époque, a été licencié sur le champ en février 2024. Mais François Georges a entamé une action devant le tribunal du travail.

Après l’annonce de son licenciement, François Georges avait déjà saisi la juridiction des référés, chargée de statuer dans les cas d’urgence, pour le contester. Mais début avril 2024, la juge des référés était arrivée à la conclusion que la plainte n’était pas recevable. C’est à présent à une autre juridiction de trancher si ce licenciement est valable ou pas.

Pour l’avocat de François Georges, Maître Romain Adam, il reste évident que son client n’a jamais été révoqué “en bonne et due forme” de son poste de directeur de ProActif. Il estime que Norbert Conter “a fait cavalier seul”.

À notre avis, cette question était justifiée dès le départ, car nous supposons que Monsieur Conter avait pris la décision d’écrire une lettre à Monsieur Georges lui signifiant son licenciement de son propre chef, qu’il n’avait consulté personne. Ni le conseil de gérance, ni quiconque au sein du conseil de gérance, mais qu’il a décidé seul et ça ne va pas. Cela n’est pas possible selon les statuts de l’initiative où travaillait Monsieur Georges, et par conséquent le licenciement n’a au fond jamais eu lieu.

Maître Maximilien Lehnen est l’avocat de ProActif et il a une vision tout à fait contraire de la situation. selon lui, le licenciement a été prononcé par l’employeur et est valable. François Georges a reçu sa lettre de licenciement de Maître Jean-Marie Bauler, avocat et membre du conseil d’administration de ProActif.

La lettre a été envoyée à François Georges par Maître Bauler en tant qu’avocat. Cela signifie qu’en tant qu’avocats, nous écrivons toujours dans la lettre que nous agissons pour une personne, à savoir dans ce cas ProActif SIS [Société d’impact sociétal, ndlt]. Cette lettre a donc été envoyée au nom de ProActif SIS sur base d’un mandat valable que Maître Bauler avait reçu de ProActif SIS.

Non” répond l’avocat de François Georges. Son client n’aurait pas été licencié de la Sàrl ProActif SIS, SIS signifiant société d’impact sociétal, mais de l’ASBL ProActif. Une autre structure juridique pour laquelle François Georges n’aurait jamais travaillé et Norbert Conter n’aurait jamais été nommé président de ProActif SIS. Une interprétation avec laquelle la partie adverse n’est pas d’accord. Il appartient désormais au tribunal d’analyser les plaidoyers des deux parties. Le jugement sera prononcé le 26 juin.

Et si le tribunal devait décider qu’il n’y a pas de licenciement, François Georges et son avocat exigent que le premier nommé continue d’être salarié par la Sàrl ProActif SIS et qu’il reçoive les salaires de tous ces derniers mois passés.

Ils réclament en outre une indemnisation matérielle, notamment pour les frais d’avocat, et une indemnisation morale de 50.000 euros, car François Georges a fait la une de la presse en raison d’accusations de comportement agressif.

Si le tribunal devait arriver à la conclusion que le licenciement est valable, l’affaire ne serait pas close: se poserait alors la question de savoir s’il s’agit d’un licenciement abusif ou pas.

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