ProActifUne juge tranchera si le licenciement du directeur est bien valide

RTL Infos
François Georges et ProActif se sont retrouvés devant le tribunal jeudi, une décision tombera le 4 avril prochain.

Depuis le 5 février, François Georges a été notifié qu’il n’occupait plus le poste de directeur de ProActif, l’initiative pour l’emploi. Des écarts de conduite qui ont dénoncés depuis, les deux parties se rejetant la responsabilité, et un rendez-vous devant la juge ce jeudi. Une procédure rapide à l’issue de laquelle la justice devra trancher si le licenciement du directeur par le président est bien valide.

Pour l’avocat du concerné, c’est un “non” clair et net, avec à l’appui, des fautes qui ont été commises sur le fond et la forme. Maître Adam a requis un référé, avec une première analyse du licenciement ce jeudi matin par la Cour. Le licenciement de l’ex-directeur de ProActif entrera en vigueur à la mi-avril, dans un peu plus de deux semaines. Il devra alors se présenter à l’ADEM pour toucher son chômage. Mais selon le plaignant et son avocat, la procédure de licenciement n’en est pas une, puisqu’elle a été prise sans l’accord du conseil d’administration.

Pour l’avocat de ProActif, ni la juge, ni le référé ne seraient en charge de cette situation. Cette affaire ne comporterait aucun “trouble manifestement illicite”, rien n’est complètement noir ou blanc, “mais il faut aller au fond des choses, et le référé n’est pas l’endroit approprié pour ce dossier”, réagit maître Lehnen qui précise que le président n’était pas le seul à prendre cette décision, mais un membre du conseil d’administration a également signé le document. Maître Bauler aurait même averti le concerné de manière écrite concernant son licenciement.

D’un côté donc, on n’aurait pas respecté les règles, le principe de bonne gouvernance aurait été bafoué et il n’y aurait en fait aucun licenciement. De l’autre, tout s’est passé correctement, le licenciement a bien été acté et comme le juge de référé ne peut pas enquêter, ce tribunal ne serait pas compétent dans ce dossier.

Une décision devra quand même être prise, et le jugement tombera donc le 4 avril.

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