Chirurgien suspendu"On veut détruire ma réputation", déclare le docteur Wilmes sur RTL

Frank Goetz
Kevin Kayser
traduit pour RTL Infos
Le docteur Philippe Wilmes, orthopédiste suspendu, affirme être la cible d’accusations anonymes qui auraient, selon lui, pour objectif de nuire à sa réputation.
© RTL

Dans un entretien accordé au Journal de RTL, il décrit une situation « horrible », où il dit devoir se défendre avant même de connaître précisément les griefs retenus contre lui. L’orthopédiste estime que « quelque chose est en train de se passer », laissant entendre qu’une démarche coordonnée viserait à l’atteindre personnellement.

L’affaire porte notamment sur des soupçons d’opérations pratiquées sur des genoux sains. À ce stade, 35 patients se sont manifestés auprès de la Patientevertriedung (Association de défense des patients) pour signaler des complications ou avoir dû être réopérés ailleurs. Le docteur Wilmes rappelle avoir réalisé environ 5.500 opérations depuis 2013, dont quelque 80 ligamentoplasties (intervention chirurgicale visant à reconstruire un ligament rompu, NDLR) par an, et assure que chaque intervention qu’il a pratiquée était « absolument » nécessaire. Il affirme également avoir déjà examiné les 16 dossiers controversés transmis à son équipe, et soutient qu’aucun ne concernait un genou sain.

Malgré sa suspension, Philippe Wilmes assure rester disponible pour ses patients. Ses consultations se poursuivent et il dit orienter les cas urgents vers des confrères de confiance. Pour les interventions non urgentes, il propose aux patients d’attendre une éventuelle reprise de son activité opératoire. L’orthopédiste insiste sur le fait qu’il continuera à assumer son rôle médical, malgré la procédure en cours.

Sur le plan juridique, le médecin annonce qu’un recours administratif sera déposé jeudi, conjointement avec son avocat. Il souhaite que l’affaire soit « correctement élucidée », avant d’envisager d’éventuelles conséquences, y compris politiques. Trois experts doivent désormais être désignés pour déterminer si des opérations injustifiées ont été réalisées: un par le ministère de la Santé, un par le docteur Wilmes, et un troisième choisi conjointement par les deux premiers experts.

Philippe Wilmes reconnaît que plusieurs projets auxquels il participe, notamment le développement de la Clinique du Findel, pourraient être fragilisés par cette affaire. Il affirme toutefois bénéficier du soutien de ses partenaires, des médecins impliqués et de ses patients. Le projet, assure-t-il, continuera d’avancer « toujours dans le sens des patients ».

Retrouvez l’interview complète (en luxembourgeois) dans le Journal de RTL Télé:

"On veut détruire ma réputation", déclare le docteur Wilmes sur RTL

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