
La Fédération du taxi critique la réforme du secteur. Elle se range ainsi derrière les avis de la Chambre des Métiers et de la Chambre des Salariés. Elle craint du dumping social, une concurrence déloyale et la fragilisation des entreprises existantes. Concernant la transition vers l’électromobilité, il n’y a, selon elle, aucune garantie pour les investissements.
Le projet de loi prévoyant la disparition progressive du numerus clausus, qui lie le nombre de taxis en circulation à la population, leur nombre pourrait augmenter sans limite. Ce qui équivaut à une libéralisation totale et non encadrée du secteur, selon la Fédération du taxi. Et la libéralisation envisagée manque de clarté. Les inquiétudes portent sur la pression sur les salaires, sur la précarisation des chauffeurs et sur un avantage donné aux grands groupes.
La Fédération des taxis demande que les prix soient encadrés, que la licence “zéro émission” soit maintenue et que le taximètre reste obligatoire pour les taxis comme pour les voitures de location avec chauffeur.