
Il y a bien eu, ces dernières années, quelques réclamations concernant le docteur Wilmes auprès de l’association de défense des patients, “Patiente Vertriedung” mais pas dans une telle proportion, a affirmé René Pizzaferri. Il faut maintenant analyser chaque dossier individuellement. Les patientes et patients qui se sont manifestés expriment les mêmes doutes quant à l’intervention pratiquée par le Docteur Wilmes, explique René Pizzaferri :
“Ce qui a été opéré soit n’aurait pas dû être opéré, soit a été mal opéré. Mais cela, on ne le sait pas précisément. C’est pourquoi une expertise médicale est nécessaire pour le déterminer. Nous ne pouvons pas affirmer pour l’instant que 35 erreurs ont été commises. C’est pour cela qu’un groupe d’experts doit maintenant être désigné, afin de le déterminer.”
L’ASBL n’a pas encore pu analyser en détail les 35 dossiers. Chaque patient doit être contacté personnellement, un entretien doit avoir lieu avec la personne concernée, et l’association a également besoin du dossier hospitalier reprenant les actes effectués :
“En collaboration avec le ministère de la Santé et le Collège médical, nous devons nous réunir pour examiner les dossiers, puis ils seront transmis au groupe d’experts. Une fois les dossiers complets, radiographies incluses, cela devrait normalement avancer rapidement.”
La Patiente Vertriedung n’est cependant pas en contact ni avec le docteur Wilmes ni avec l’hôpital du Kirchberg, a encore précisé son président, René Pizzaferri. Plus généralement, il a expliqué dans l’interview accordée à RTL que des cas comme celui‑ci se produisent de temps en temps et que l’association intervient alors, afin que les patients soient soit indemnisés, soit, lorsque c’est possible, correctement ré‑opérés.