
C’est l’un des critères les plus importants (avec le prix d’achat) pour la plupart des automobilistes : la fiabilité. Car à moins d’être masochiste, personne n’aime subir panne sur panne et lâcher des milliers d’euros en réparations. Malgré cette évidence, tous les constructeurs n’ont pas la même “philosophie” concernant la fiabilité de leurs véhicules.
Depuis des années, les constructeurs nippons sont souvent cités en exemple pour leur degré d’exigence dans la conception de leurs véhicules. Leur philosophie a même un nom, rappelle Que Choisir : le “jidoka”, un principe industriel chez Toyota qui permet d’arrêter la chaîne de production à tout moment, dès qu’un défaut est détecté.
Une rigueur qui a imprégné l’industrie nippone, et qui est souvent confirmé par des études indépendantes. Preuve en est, le dernier classement réalisé par Que Choisir. L’association de consommateurs a compilé les avis de 53.796 consommateurs récoltés dans une dizaine de pays européens. 36 marques et 637 modèles ont été comparés. Le verdict est sans appel : les 5 premières places sont trustées par des marques japonaises.
À noter que la 6e place est occupée par Tesla (95,2). Les véhicules électriques, du fait de leur simplicité mécanique, ont en effet tendance à afficher une fiabilité supérieure à leur homologues thermiques (lire notre article ici).
Les marques allemandes affichent un score assez moyen : Smart est 7e (95), BMW 11e (94,3), Mini 13e (94.2), Mercedes 16e (93,4), Audi 17e (93.1), VW 25e (92,1)...
Les marques françaises, elles, font pâle figure. Dacia sauve la mise en 19e position (92,9), Renault est 26e (91,8), Peugeot 32e, Citroën plonge à la 33e (89,9), et DS à la 34e (89,7).
Tout en bas du classement, on trouve deux marques originaires du Royaume-Uni : MG (89,2) (qui est désormais chinoise) qui est 35e et Land Rover (87) qui est dernier.
À noter que l’association publie également les classements de satisfaction des automobilistes au niveau des réseaux de réparateurs (garages, concessionnaires...). Et Lexus conserve la meilleure place, suivi de Honda et Tesla.
Bref, à une époque où réparer un véhicule n’a jamais été aussi cher (notre article ici), le critère de la fiabilité risque de devenir de plus en plus central, reléguant au second rang celui de l’attachement à une marque, à un pays de production ou au “look” d’un véhicule. “La fiabilité est même considérée comme le critère le plus important en France pour 51 % des futurs acheteurs. Un score en nette progression par rapport à notre précédente enquête réalisée il y a deux ans où elle ne l’était que pour 35 % des répondants” rapporte ainsi Que Choisir.
Le classement complet est à consulter sur le site de Que Choisir.