
L’institut de statistiques constate un “repli” qui touche les travailleurs issus de certains pays. Une “perte d’élan” qui n’a donc pas touché tout le monde de la même manière. Le nombre de frontaliers allemands (-0,5%) et belges (-0,2%) se replie entre fin 2023 et mai 2024. Fin mars 2024, ils étaient respectivement 52.406 et 51.702 à être salariés au Luxembourg, plus plus de 124.000 frontaliers français.
Mais “l’attrait relatif du Luxembourg dépend aussi des conditions de travail (salaires bruts et fiscalité, accès au télétravail, temps de trajet, …)” écrit le Statec. Si les frontaliers sont désormais à égalité sur les seuils de télétravail, d’importants écarts existent du côté des salaires.
Bien que deux fois plus nombreux, les Français demeurent les moins bien rémunérés parmi les frontaliers : selon une étude de la BCL, ils touchaient un revenu médian de 60.800€ en 2021. Ce qui signifie que la moitié gagne moins que cette somme. L’autre moitié gagnant plus. C’est bien en-dessous des 79.400€ touchés par les frontaliers belges, et des 79.500€ gagnés par les frontaliers allemands. Sans compter que certains frontaliers français devront bientôt affronter une hausse d’impôt en France.
Malgré tout, l’emploi frontalier continue d’augmenter : +11.000 salariés en deux ans, contre +8.000 salariés résidents sur la même période. Bien que ces derniers continuent de représenter la majorité des travailleurs du Luxembourg.
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