
L’ULC réagit vivement aux propos du président du conseil d’administration de LuxTrust, Serge Allegrezza, qui a déclaré la semaine dernière dans une interview sur RTL qu’il “ne cliquerait plus sur rien”, même pas sur des messages provenant de LuxTrust. Pour l’ULC, c’est un signal alarmant.
“Si même les responsables n’ont plus confiance dans la sécurité numérique, comment les consommatrices et consommateurs pourraient‑ils se sentir en sécurité en ligne ?”
L’ULC souligne que des services numériques comme les banques en ligne ou les identités électroniques ne sont plus un choix pour beaucoup, mais une nécessité pour participer à la vie en société. Et c’est précisément pour cette raison que la cybercriminalité ne doit pas devenir un problème privé pour le consommateur. Les banques et les prestataires ont tendance à rejeter trop rapidement la faute sur les clients en cas de fraude, en invoquant la “négligence”. Les attaques de phishing modernes sont professionnelles, assistées par l’IA et difficiles à identifier. Il est impensable que la seule protection consiste à “ne plus cliquer sur rien”.
A l’occasion du Safer Internet Day 2026, l’ULC demande une architecture de sécurité qui protège réellement les consommatrices et les consommateurs. Cela inclut des règles de responsabilité plus strictes et obligatoires pour les banques et les services de sécurité, des canaux de communication sûrs et standardisés ne reposant pas sur des liens et des e‑mails, des alertes en temps réel en cas de transactions suspectes, la possibilité de remboursements rapides et simples en cas de fraude, ainsi qu’une plus grande transparence sur les mécanismes de sécurité chez LuxTrust et dans les banques.
La sécurité numérique ne doit pas reposer sur la peur, mais sur la confiance, la responsabilité et des mécanismes de protection efficaces. Si la solution contre la cybercriminalité consistait à “ne plus cliquer sur rien”, alors, la numérisation aurait échoué, selon l’ULC.