
Une vive polémique a éclaté suite à l’installation prévue de toilettes mixtes dans les écoles luxembourgeoises, dans le cadre d’un projet pilote. Le groupe parlementaire CSV, parti de la majorité gouvernementale, se montre surpris par cette annonce et s’y oppose ouvertement.
Suite à deux pétitions déposées cette année, la Chambre des dépurés a demandé au gouvernement de clarifier les modalités et le calendrier d’introduction de l’éducation sexuelle et affective auprès des enfants à l’école, comme l’explique Ricardo Marques, député CSV. Le principal sujet de préoccupation.
“Ce point a été abordé dans ces pétitions et nous nous en félicitons en tant que fraction du CSV, car l’IFEN, le CEPA et le SCRIPT ont déployé des efforts considérables pour élaborer un programme qui en tient compte. Mais la transformation, au sein des écoles, des toilettes et vestiaires non genrés, ne figurait pas dans les revendications des pétitionnaires, et nous y sommes opposés”, explique le député.
Le ministère de l’Éducation soutient que ce projet pilote vise à garantir une sécurité accrue, comme l’explique le haut fonctionnaire Christian Ginter: “En créant deux accès aux toilettes, nous souhaitons réduire le harcèlement. Nous voulons surtout limiter le vandalisme et éviter les agressions, ou que quelqu’un se sente mal à l’aise parce qu’il est exposé à du harcèlement parce qu’il est dans des toilettes collectives où il y a par exemple, des urinoirs installés côte à côte. Ces derniers doivent disparaître et être remplacés par des cabines individuelles fermées en haut et en bas, à l’abri des regards, sans possibilité d’être filmé, et où tout risque de harcèlement est éliminé.”
Les représentants des parents d’élèves sont favorables à ce nouveau concept, à condition que des toilettes séparées pour garçons et filles restent disponibles parallèlement.