Chirurgien suspenduPas de vice de procédure dans le dossier, clame la ministre de la Santé

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La ministre de la Santé a répondu aux questions des députés dans le cadre de la Commission parlementaire sur le sujet de la suspension du Dr Philippe Wilmes.
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La ministre de la Santé Martine Deprez a donné des détails sur le cas du Dr Philippe Wilmes à la commission parlementaire dédiée au sujet. Dans une première lettre datée du 16 décembre, le Collège médical avait, selon elle, relevé des faits relativement graves et indiqué qu’il ne s’agissait pas d’un cas isolé.

Dans cette lettre, le Collège médical avait également déjà indiqué qu’il avait été saisi de l’affaire et qu’il avait entendu deux chirurgiens orthopédistes et un radiologue. Le Collège a écrit à la ministre qu’il lui répondrait une fois qu’il aurait rassemblé tous les éléments nécessaires.

À ce stade, le Collège médical avait déjà averti Martine Deprez qu’en raison du caractère invasif et irréversible des procédures et du risque de récidive, il estimait que la santé et la sécurité des patients seraient exposées à un préjudice grave si le Dr Philippe Wilmes continuait à exercer. La deuxième lettre comprenait également la lettre des médecins du CHL, dont RTL avait fait état. Martine Deprez a déclaré avoir décidé de la suspension provisoire du médecin accusé suite à la demande répétée à deux reprises par le Collège. Les lettres faisaient référence à des mutilations ; la deuxième lettre indiquait que l’ampleur des actes présumés était confirmée.

Pour Martine Deprez: « les procédures ont été respectées de la part du ministère, tout comme les droits de la défense de l’individu ». Le mis en cause a été entendu et s’est présenté avec son avocat pour inspecter la pièce à conviction que le ministère avait reçue du Collège médical.

Si la ministre n’avait pas pris la décision de suspendre temporairement Philippe Wilmes, elle n’aurait pas correctement appliqué l’article 16, paragraphe 2, de la loi sur la profession médicale. Elle a déclaré ne pas avoir eu d’autre choix que de suivre l’avis des représentants des médecins et aurait également agi par souci pour les patients: « si je n’avais pas pris cette décision, premièrement, je n’aurais pas respecté la loi et deuxièmement, nous aurions exposé tous les patients opérés pendant la période intermédiaire aux soupçons soulevés par le Collège médical ».

Selon Martine Deprez, le Collège médical est un organisme sérieux qui n’est « pas connu pour porter des accusations à la légère ». Elle souligne enfin que la présomption d’innocence s’applique et que l’on ne sait pas si des poursuites seront engagées. Dans les jours et les semaines à venir, l’affaire pourrait être clarifiée tant sur le fond que sur la forme grâce à divers mécanismes qui ont été mis en place pour garantir la qualité dans le secteur des soins de santé au Luxembourg.

La ministre a également précisé que « ce n’est pas à cause d’un vice de procédure que le dossier est fondamentalement incorrect ».

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