
Ces dernières années, de plus en plus de chaînes internationales, connues pour leurs produits haut de gamme, se sont implantées dans la capitale. Ces marques se trouvent désormais principalement dans la rue Philippe II (Philippsgaass).
La Philippsgaass est désormais synonyme de luxe. Presque tous les grands créateurs français et italiens y sont représentés. La rue commerçante a changé ces dernières années, observe la présidente de l’association des commerçants de la ville de Luxembourg. Elle voit toutefois cette évolution d’un œil positif. « Nous sommes bien sûr ravis que toutes ces boutiques sont ici, car elles attirent une certaine clientèle. C’est du haut de gamme, ce qui attire beaucoup de monde », explique Mireille Rahmé-Bley, présidente de l’UCVL.
Robert Goeres est président de la Fédération du commerce de détail et détaillant. Ses magasins sont spécialisés dans les montres suisses de marques renommées. Il y a vingt ans, la rue Philippe II a commencé à se développer en tant que rue commerçante de luxe, se souvient l’homme d’affaires. « Nous sommes arrivés en 2006. Là-bas, avec un autre magasin, nous avons organisé des événements qui ont progressivement attiré d’autres détaillants, puis des marques internationales ont également dit : « Hé, il y a de la musique là-bas, nous aimerions aussi en faire partie. »
Robert Goeres croit au potentiel de Luxembourg-ville. L’année dernière, il a réalisé trois projets. Un nouvel atelier d’horlogerie, une nouvelle boutique de montres et une boutique entièrement rénovée qui a maintenant rouvert ses portes. Mais au final, c’est le client qui décide si ces offres sont acceptées.
Pas seulement les clients luxembourgeois, mais ceux de toute la Grande Région dont le Luxembourg s’était fixé pour objectif de devenir le centre commercial incontournable.
« Nous sommes sur la bonne voie », déclare Robert Goeres. « Nous suscitons également une certaine envie, et croyez-moi, les villes qui nous entourent, comme Metz, Nancy, Trèves, et même Sarrebruck ou Sarrelouis, aimeraient pouvoir faire de même. »
Mais au final, c’est la diversité qui rend une ville attractive pour les clients, comme l’explique la présidente de l’Union commerciale. Les boutiques de luxe et les chaînes dans les segments de prix moyens et bas doivent aussi y avoir leur place.