En attendant une véritable tripartite L'opposition salue la "tripartite médiatique" de RTL et s'interroge

Claude Zeimetz
adapté pour RTL Infos
L’opposition parlementaire se félicite que RTL ait réussi à accomplir ce que le gouvernement CSV‑DP n’a pas réussi jusqu’à présent : réunir à nouveau tous les partenaires sociaux autour d’une même table.
© RTL

 Quand le gouvernement convoquera‑t‑il enfin la tripartite ?

Après l’entretien à la radio entre le ministre du Travail Marc Spautz, la présidente de l’OGBL Nora Back et le président de l’UEL Michel Reckinger, les représentantes et représentants du LSAP, des Verts et de déi Lénk s’interrogent sur ce que le gouvernement attend pour convoquer une véritable tripartite. La présidente du groupe parlementaire LSAP a exprimé sur RTL son vif regret que le ministre CSV n’ait pas profité de l’occasion offerte pour annoncer une réunion tripartite. Le gouvernement n’aurait manifestement pas compris que c’est à lui d’envoyer les invitations, selon Taina Bofferding. Or tout le monde attend une tripartite. Jusqu’à l’ancien Premier ministre Jean‑Claude Juncker, “l’un des architectes du modèle social tel que nous le connaissons aujourd’hui”, comme l’a souligné la députée verte Sam Tanson. Il s’agit ni plus ni moins de savoir comment garantir la cohésion sociale dans le pays.

Selon le LSAP, le salaire minimum, l’organisation du temps de travail ainsi que l’impact de la guerre au Moyen‑Orient et de l’explosion des prix de l’énergie doivent figurer à l’ordre du jour de la tripartite. Les gens ont besoin d’aide aujourd’hui. Que les positions se soient durcies est un fait pour le LSAP, mais c’est précisément là que le gouvernement est appelé à jouer un rôle de médiateur.

La nomination de Marc Spautz au ministère du Travail s’est entre‑temps révélée une déception pour ces trois partis.

Déi Lénk : ce gouvernement reste “antisocial”

 David Wagner, élu déi Lénk, s’est dit avant tout déçu que le gouvernement n’ait toujours pas compris qu’une grande partie de l’économie luxembourgeoise ne pourrait pas fonctionner sans les travailleurs. Il n’y aurait d’ailleurs pas de grande différence entre “Mischo et Spautz”, selon le député de l’opposition. Dans le contexte actuel, déi Lénk souhaite une “tripartite de redistribution”. Dans une situation économique difficile, il n’est pas acceptable que ceux qui ont beaucoup ne contribuent en rien.

L’ADR remet en question l’index et le mode de calcul de l’ajustement du salaire minimum

À l’inverse, l’ADR est le seul parti d’opposition à considérer qu’une tripartite est moins urgente, sauf si une deuxième tranche indiciaire devait effectivement être déclenchée. La présidente du parti, Alexandra Schoos, ne partage pas non plus les critiques des trois autres partis à l’encontre de la proposition gouvernementale sur le salaire minimum. Une deuxième tranche indiciaire interviendra probablement encore, et avec l’ajustement prévu en janvier, les temps sont durs économiquement parlant. Il faudrait donc veiller à ne pas trop solliciter les entreprises.

L’ADR souhaite un débat sur le plafonnement de l’index ainsi que sur le mode de calcul de l’ajustement légal du salaire minimum, qui intervient tous les deux ans. Pour l’ADR, il faudrait également réfléchir à l’exclusion des salaires de la fonction publique du calcul du salaire médian.

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