Les parents sont déçusIl n'y aura pas de classe en forêt à Beggen en septembre

Marc Hoscheid
adapté pour RTL Infos
Le nombre d'enfants inscrits est insuffisant pour obtenir l'appui en personnel du ministère de l'Education. Les parents concernés se disent déçus.

À Beggen, l’organisation scolaire suscite le mécontentement d'une partie des parents. Concrètement, à partir de la rentrée de septembre, il n’y aura plus de classe en forêt, c'est-à-dire une classe dont les élèves passent trois jours par semaine en forêt. La Ville de Luxembourg explique qu’il n’y a pas suffisamment d’enfants inscrits et que, par conséquent, l'appui en personnel nécessaire ne peut pas être obtenu du ministère de l’Éducation. Les parents, quant à eux, se disent déçus.

Vestes et pantalons imperméables, bottes en caoutchouc : les enfants qui fréquentent actuellement la classe en forêt à Beggen s’étaient bien équipés pour affronter le temps humide. Mercredi matin, une roulotte a été inaugurée par la Ville de Luxembourg à l’entrée du bois, rue de Marville. Elle pourra être utilisée par les classes en forêt, mais aussi par des classes classiques pour des activités en plein air. Il est donc quelque peu ironique que, l’année scolaire prochaine, aucune classe en forêt ne sera proposée à Beggen. C’est pourquoi huit parents d’enfants concernés étaient présents sur place afin d’échanger avec les représentants du collège échevinal de la capitale et d’exprimer leur mécontentement. L’échevin aux affaires scolaires Paul Galles explique que la Ville de Luxembourg n’est pas non plus satisfaite de cette situation, mais qu’il existe plusieurs raisons sur lesquelles la commune n’a, dans certains cas, aucune influence.

"C'est conditionné au fait que nous avons besoin d’un nombre suffisant d’enfants qui souhaitent ou ont besoin d’une telle classe en forêt, mais aussi du fait que nous devons pouvoir ouvrir une classe pour les enfants qui ne souhaitent pas y aller, car c’est un droit légitime des parents. Cela dépend également du fait qu’il nous faut un enseignant ou une enseignante disposant du brevet requis, car une classe en forêt est toujours une classe particulière et l’enseignement y est un peu différent. Enfin, cela dépend aussi du fait que les enfants au précoce, et c’est de ces enfants qu’il s'agit ici, ont besoin d’une éducatrice que le ministère met à notre disposition. Or, avec le nombre d’enfants inscrits en début d’année au moment des inscriptions, nous n’avons pas obtenu cette ressource. "

Pour la prochaine rentrée scolaire, 19 enfants sont inscrits à Beggen, auxquels s’ajoute un enfant sur liste d’attente, car il a été inscrit quelques semaines après la date limite. Mais même avec 20 enfants, aucune aide supplémentaire en personnel n’a été accordée. Cette année, 23 enfants étaient inscrits, ce qui avait suffi pour obtenir une deuxième éducatrice. Il n’est toutefois pas vraiment clair si cela s’applique à partir de 21, 22 ou 23 enfants, car la situation au niveau du personnel entre également en ligne de compte. Certains parents espéraient encore qu’on puisse réunir suffisamment d’enfants dans les prochains jours ou semaines, mais il est désormais trop tard pour cela.

"Nous devons faire attention à ne pas 'jouer à Tetris' avec les enfants, en les déplaçant un peu à droite et à gauche. Dans ce sens, il est malheureusement trop tard, car l’organisation scolaire est déjà établie. Cela signifie aussi que l’enseignante qui assurait la classe en forêt ici l’année dernière n’est plus à Beggen, puisqu’elle a constaté, au moment des inscriptions, qu’il n’y aura pas suffisamment d’enfants et c'est pourquoi elle n’est donc plus là aujourd’hui. Or, nous avons besoin d’un enseignant ou d’une enseignante disposant du brevet requis, et nous n’en avons plus actuellement à Beggen." 

Ces explications peuvent certes être en partie comprises, mais elles ne satisfont pas pour autant, explique Diane Almeida, qui souhaitait que l’un de ses enfants fréquente la classe en forêt l’année prochaine.

"Ce n'est pas satisfaisant pour nous, mais qu'est-ce qu'on peut faire de plus ? Ils nous ont communiqué, qu'ils pouvaient parler avec les enseignantes responsables pour aller un peu plus souvent en forêt. Ça ne nous plaît pas du tout, mais malheureusement pour cette année, on doit accepter, peut-être que pour l'année prochaine ça peut changer."

Selon Paul Galles, l’objectif est de proposer à nouveau une classe en forêt à Beggen, mais il faut pour cela que toutes les conditions soient réunies.

Actuellement, sur le territoire de la Ville de Luxembourg, il existe cinq à six classes en forêt ainsi que trois roulottes, qui peuvent en principe être utilisées par toutes les classes pour des activités en extérieur.

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