
Les prix des carburants n'en finissent plus de grimper. Dans la nuit de lundi à mardi, les stations luxembourgeoises ont affiché une nouvelle augmentation de cinq centimes pour le diesel et de près de quatre centimes pour l'essence.
Un mouvement qui a porté le prix du diesel à un montant élevé : 1,853€ le litre, contre 1,764€ pour le SP95. Loin, très loin des prix affichés en début de mois, lorsqu'un automobiliste pouvait faire son plein pour moins de 1,60€ par litre. Et ce, malgré le recul des taxes entré en vigueur le 1er juillet. Comme depuis l'hiver, le coup de pompe trouve sa source... au Moyen-Orient.
Les prix du pétrole sont à nouveau allés de l'avant mardi, soutenus par la crainte que le conflit au Moyen-Orient vienne un peu plus perturber l'offre mondiale d'or noir en s'étendant à la mer Rouge.
La dégradation de la situation autour du détroit d'Ormuz "accentue les inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole et "l'incertitude" sur les perspectives du marché, a averti mardi le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol.
Le trafic dans ce goulet d'étranglement "s'est pratiquement arrêté" depuis la reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran, souligne Barbara Lambrecht, analyste de Commerzbank.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, a gagné 2,01% à 91,01 dollars. C'est la première fois qu'il clôture au-dessus de 90 dollars depuis début juin.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, dont c'était le dernier jour de cotation, a pris 2,02% à 84,91 dollars.