
Il y a presque exactement un an, nous faisions le point sur le cas de trois immeubles résidentiels situés au Kirchberg, construits pour le compte de la Société Nationale des Habitations à Bon Marché (SNHBM), dont une partie des balcons risquait de s’effondrer. En septembre 2023, des morceaux d’un balcon s’étaient décrochés avant de chuter dans un jardin. Et un an auparavant, les résidents dénoncaient des problèmes d’humidité récurrent. Il a donc été conseillé aux résidents de ne pas sortir sur leurs terrasses et balcons, et deux ans et demi plus tard, à première vue, la situation n’a pas beaucoup évolué.
Clava, Leonis et Meïssa sont les noms des trois résidences du Kirchberg qui sont entourées de barrières depuis plusieurs années et dont l’entrée est une sorte de tunnel en raison du risque de chute de morceaux des balcons. Les travaux n’ont pas été réalisés par la SNHBM elle-même, mais par une entreprise sous-traitante étrangère pour le compte de l’entreprise de construction luxembourgeoise CLE. Après que les problèmes liés aux balcons ont été connus, un expert judiciaire a été chargé de réaliser une expertise. Bien que personne n’ait jamais souhaité que l’affaire soit portée devant les tribunaux, car cela aurait pris beaucoup plus de temps, un expert judiciaire a été désigné afin de faire pression sur CLE et de s’assurer que le rapport ne serait pas rejeté.
Cela a pris un certain temps, mais selon Guy Entringer, directeur de SNHBM, le dénouement de cette histoire est proche: “je pense donc que lorsqu’un objectif n’est pas atteint, il est clair que tout ne s’est pas déroulé comme prévu et nous avons simplement essayé d’en tirer des leçons, en collaboration avec eux. Et l’important est de dire que nous trouverons une solution où les gens n’auront rien à payer ; nous partagerons les frais avec le constructeur, et le plus important pour les gens est qu’ils aient un balcon qu’ils peuvent à nouveau utiliser et que le bâtiment soit terminé, sans aucun risque”.
La collaboration avec l’entreprise de construction s’est également avérée constructive. “Nous sommes en train d’élaborer les plans techniques avec eux, qui devront ensuite être vérifiés par divers organismes de contrôle. Une fois que le feu vert aura été donné, un balcon, pour ainsi dire, une maquette sera réalisée afin de tester l’aspect de la solution, et lorsque celle-ci aura été mise en place, l’association des résidents devra également donner son accord. Si cet accord est également obtenu et que toutes les autorités donnent leur feu vert, nous le mettrons en œuvre en temps voulu, aussi rapidement que possible”.
Bien que seules quelques pièces soient tombées d’un balcon, la solution technique est appliquée à environ 90 balcons. Un accord verbal a été conclu, mais il manque encore une signature, ce qui explique probablement pourquoi Guy Entringer ne souhaite pas encore donner de calendrier précis. Même si les choses sont désormais sur la bonne voie, la question se pose de savoir si l’entreprise de construction en question finira par figurer sur une sorte de liste noire à l’avenir: “nous devons respecter la loi sur les marchés publics, et le fait que nous ayons actuellement des problèmes avec un dossier ne constitue pas nécessairement un critère d’exclusion, donc l’entreprise peut toujours participer”.
Autre situation plutôt originale au Kirchberg: Juste à côté des trois bâtiments concernés se trouvent d’autres résidences, dont les balcons sont emballés comme s’il s’agissait d’une sorte de projet artistique. Il s’agit également d’appartements SNHBM, qui présentent des problèmes, mais les résidents peuvent utiliser leurs balcons et leurs terrasses. Même si les problèmes sont différents, il s’agit de la même société de construction.

La frustration grandit parmi les résidents, avec une situation qui paraît interminable. Roberto, qui vit dans l’un des immeubles, explique que rien n’a changé: les résidents ne peuvent utiliser ni le jardin ni les balcons, en raison de leur danger. Ils ne savent pas combien de temps cette situation va durer, car aucune date précise ne leur a été communiquée. Il existe désormais une communication régulière entre la SNHBM et les résidents, mais selon Roberto, cela a pris beaucoup de temps à se mettre en place et ce n’est pas le promoteur qui a fait le premier pas.
Les résidents doivent vraiment courir après le syndicat et la SNHBM pour que tout fonctionne comme prévu. Des informations concernant l’avancement des travaux sont désormais envoyées chaque mois aux résidents impactés par ce problème.