Au Luxembourg, plus de 9.200 personnes sont actuellement atteintes de démence. Beaucoup de personnes touchées se replient sur elles-mêmes après le diagnostic, par insécurité ou par honte.
Or, ce sont précisément les contacts sociaux qui sont importants pour maintenir la qualité de vie et atténuer les symptômes, explique Christine Dahm-Mathonet, chargée de direction au Infozenter Demenz: “notre projet s’adresse aux personnes atteintes de démence à un stade précoce et vise principalement à faire en sorte que ces personnes puissent continuer à faire partie de la société et à trouver le temps de sortir. Nous voyons beaucoup de clients, beaucoup de familles qui viennent ici, et nous constatons que d’un côté, les familles sont débordées, et de l’autre, les personnes atteintes de démence ont besoin, et veulent vraiment faire partie de la société. Elles sont alors très heureuses d’avoir des personnes pour les accompagner”.
La Croix-Rouge reconnaît depuis longtemps l’importance du temps passé ensemble. Depuis 2012, son Service Iris forme des bénévoles qui, par leur présence régulière, redonnent de la joie et de la qualité de vie au quotidien des personnes. Ils se promènent avec les personnes, prennent un café ensemble ou se contentent de les écouter.
Il ne s’agit pas de prodiguer des soins professionnels, mais simplement d’être présent, explique Yanica Reichel, responsable du service: “Au cours de cette formation, vous apprenez ce que signifie être bénévole pour une personne très seule. Bien sûr, nous abordons également le thème de la démence. Cela signifie que les thèmes les plus importants sont la solitude, la communication, la personnalité de la personne âgée, les situations auxquelles on peut s’attendre, l’écoute active, car très souvent, c’est exactement ce que nous demandons aux gens : simplement être là, écouter. Le bénévole ne fait pas grand-chose, mais il est simplement présent”.
À l’heure actuelle, environ 90 personnes font du bénévolat auprès du Service Iris de la Croix-Rouge. Afin d’aider encore plus de personnes à s’orienter vers le travail social, l’Agence pour le bénévolat joue également un rôle central dans la sensibilisation et la mise en relation des bénévoles.
Selon Anne Hoffmann, directrice de l’Agence pour le bénévolat, le secteur social prend de plus en plus d’importance: “C’est pourquoi nous pensons qu’il est très important d’élaborer de nouvelles offres avec les acteurs sur le terrain, où les gens peuvent s’engager socialement, tout en sachant que notre société qui vieillit, où le temps est de plus en plus compté, même pour le personnel qui s’occupe des personnes dans les cliniques et les CIPAs. Il s’agit là d’activités simples et de petite envergure qui peuvent être réalisées par des bénévoles et qui permettent à ces personnes d’avoir quelqu’un qui leur consacre du temps”.
Pour participer à la formation, vous devez être majeur et disposer de deux à trois heures par semaine. La formation dure 20 heures, après quoi vous effectuez un stage auprès d’un bénévole qui travaille déjà sur le terrain. De plus amples informations sont disponibles sur le site web de la Croix-Rouge.