
"Nous siégions aussi au fameux CTPE (Comité permanent du travail et de l'emploi) et nous avons été tout aussi surpris que le ministre du Travail, du comportement des syndicats", indique le président de l'Union des entreprises luxembourgeoises, Michel Reckinger, à propos de la réunion du 8 octobre, au cours de laquelle les représentants de l'OGBL, du LCGB et de la CGFP ont quitté la salle. Et cela, parce que le ministre du Travail, Georges Mischo, ne voulait pas leur promettre qu'ils conserveraient à l'avenir l'exclusivité des négociations de conventions collectives.
Le fait est que 56% des délégués du personnel ne sont affiliés à aucun des syndicats représentatifs au niveau national. Et il faut tenir compte de cette réalité, dit Michel Reckinger:
"Nous avons 30.000 entreprises dans lesquelles il n'y a aucun syndicat dans la délégation. Que devons-nous faire alors de ces 30.000 entreprises?Elles ont toutes des questions très spécifiques, elles ont toutes des réponses très spécifiques sur ce qu'elles peuvent faire dans l'entreprise. Et nous aimerions bien sûr que le patron puisse discuter avec ses employés à propos de différentes choses. Et la discussion est: de quoi pouvons-nous discuter. Et c'était en fait le sujet, et eux, ils sont partis, car ils ne veulent pas en discuter avec nous."
Les représentants des employeurs soutiennent également le projet de loi du ministère du Travail pour porter la durée du travail dominical de 4 à 8 heures. C'est aussi une réponse à une demande du terrain. Beaucoup de gens veulent travailler le dimanche, notamment pour des motifs liés à l'organisation familiale, selon Michel Reckinger. Mais seulement quatre heures de travail, cela n'en vaudrait pas la peine avec de longs trajets.
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