Radars urbains, pistolets radars...Une "déferlante" de radars prévue cette année en France

Romain Van Dyck
Remplacement des vieux radars, radars urbains, pistolets radars... Le site l'Argus a passé en revue les différents projets d'installation de radars dans l'Hexagone cette année.
Un radar installé en janvier dernier sur l'A450 près de Lyon.
Un radar installé en janvier dernier sur l'A450 près de Lyon.
© MATTHIEU DELATY/Hans Lucas via AFP

En 2026, on devrait compter une petite trentaine de radars en plus... Présentée comme cela, l'information n'a rien d'impressionnant ! Mais la nouveauté n'est pas là : cette minuscule augmentation cache en réalité une "déferlante" de nouveautés, avec la rénovation d'ampleur du parc de radars en France, affirme le site web l'Argus.

En effet, sur les quelque 4.880 radars (fixes et mobiles) qui seront comptabilisés en France cette année, 685 vont en effet être remplacés par des appareils plus modernes. Il s'agit de vieux équipements (radars classiques, radars tronçons, dispositifs de feux rouges et de passage à niveau) qui laisseront la place à des tourelles, des radars autonomes et des dispositifs urbains.

700 radars autonomes/chantier d'ici la fin de l'année

"L’engagement de porter le parc des redoutables radars autonomes/radars chantier à 700 unités fin 2026, soit 200 supplémentaires, est bien sur les rails" confirme l'Argus. Depuis le 1er janvier, ce sont plus de 50 départements qui ont reçu au moins un radar supplémentaire, et même parfois plusieurs comme dans le Gard, la Marne, la Seine-Saint-Denis ou le Var. "Les quelque 70 appareils fraîchement livrés ont probablement plus que compensé tous ceux qui ont été saccagés durant le dernier épisode de la crise agricole…" raille le média.

Gare aux radars urbains

La Sécurité routière a décidé de déployer des radars urbains "un peu partout, l’objectif étant de positionner 340 mini-tourelles avant la fin de l’année ! La cinquantaine déjà en place dans les quatre secteurs ayant servi aux tests d’homologation (Doubs, Marseille, Territoire-de-Belfort et Toulouse) ont montré leur redoutable efficacité" note l'Argus. Nombreux sont ceux qui remplacent de vieux dispositifs de feu rouge, comme à Loyettes (Ain) ou à Montpellier (3 mini-tourelles). Ils se substituent également aux grosses tourelles disgracieuses implantées en ville. "Mais pas que ! On les trouve également – ô surprise ! – en rase campagne, notamment en Côte-d’Or (Fénay), en Mayenne (RN12 à Pré-en-Pail) ou dans la Meuse (Viviers-sur-Chiers)".

Les mairies veulent aussi "leurs" radars

"Voilà quatre ans que les collectivités locales piaffent d’impatience pour s’équiper elles-mêmes de radars automatiques", sachant qu'il est question de 3.000 à 5.000 unités à installer dans les dix ans à venir, affirme l'Argus. Sauf que jusqu'ici, les municipalités n'étaient autorisées qu'à louer ces radars. Mais les choses s'accélèrent, le choix d'un fournisseur vient d'avoir lieu, et on sait déjà que dix de ses nouveaux radars "doivent être installés en France avant la fin de l’année afin de procéder aux tests d’homologation". "Sans doute sanctionneront-ils d’emblée la vitesse et le non-respect d’un feu rouge en même temps."

Et si l'I.A. s'en mêle ?

"Booster" les radars avec l'I.A. ? L'idée séduit, mais sans avancées concrètes pour l'heure.
"Booster" les radars avec l'I.A. ? L'idée séduit, mais sans avancées concrètes pour l'heure.
© Idemia

Utiliser l'I.A. pour mieux sanctionner certaines infractions? Les autorités françaises y réfléchissent. En août dernier, le département du contrôle automatisé (DCA) a lancé un triple appel d’offres destiné à attirer de nouvelles compétences, notamment en intelligence artificielle, pour mettre au point un appareil capable de sanctionner automatiquement la liste des seize infractions officielles, parmi lesquelles le téléphone tenu en main, l'absence de port de ceinture, le non-respect des distances de sécurité, d’un stop ou le franchissement d’une ligne blanche. Mais pour l'instant, aucun progrès n'est constaté, rapporte l'Argus.

Les pistolets radar pour les gendarmes et la police

La police nationale et la gendarmerie continueront d'utiliser le ProLaser 4. Elles viennent d’en commander 1.900.
La police nationale et la gendarmerie continueront d'utiliser le ProLaser 4. Elles viennent d’en commander 1.900.
© Kustom Signals

L'Argus cite encore un marché public lancé en 2025 pour acquérir des pistolets laser au profit de la gendarmerie et de la police nationale. Et c’est EGS France qui vient de remporter la mise pour une durée de quatre ans avec le pistolet ProLaser4 qui équipait déjà les forces de l’ordre nationales. Ce radar est homologué pour constater les vitesses entre 25 et 300 km/h, jusqu’à une distance de 1 000 m en éloignement et/ou en approche, de jour comme de nuit, posé sur un trépied ou à l’épaule et même derrière une vitre de voiture. Il peut servir également à repérer visuellement les ceintures non bouclées ou le téléphone tenu en main (par exemple) jusqu’à 2 400 m.

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