Fin de l'automobile à PoissyUne manifestation et un appel au rapport de force à Stellantis

AFP
Raphaël Ferber
Des syndicats appellent à un rapport de force, tandis que la direction de Stellantis promet une reconversion sans licenciements.

La mobilisation monte d’un cran à Poissy. Plusieurs syndicats ont manifesté devant l’hôtel de ville pour protester contre la décision de Stellantis de mettre fin à la production automobile sur son site après 2028, comme le relate France Info.

À l’appel notamment de la CGT, de Sud et de l’Unsa, des salariés se sont rassemblés pour dénoncer les conséquences sociales de cette annonce. Si le constructeur assure qu’il n’y aura pas de licenciements, les syndicats contestent ces garanties et redoutent une perte importante d’emplois.

Selon la direction, le site de Poissy, qui emploie aujourd’hui près de 2.000 personnes, doit être profondément transformé. Il sera reconverti en un centre dédié à la fabrication de pièces automobiles et à la déconstruction de véhicules, avec environ 1.000 postes ouvriers maintenus à l’horizon 2030.

Des syndicats déterminés

Pour les représentants syndicaux mobilisés, ces perspectives restent insuffisantes. "On ne va pas les lâcher", ont-ils notamment affirmé, évoquant la possibilité d’autres actions dans les semaines à venir.

La CGT estime que plusieurs centaines d’emplois pourraient disparaître malgré les engagements affichés par la direction. Le syndicat appelle à instaurer un "rapport de force" pour obtenir davantage de garanties.

© ALAIN JOCARD/AFP

Une page industrielle qui se tourne

Ouvert en 1938, le site de Poissy est l’un des derniers symboles de l’industrie automobile en région parisienne. Il produisait encore récemment des modèles comme l’Opel Mokka ou la DS3.

Avec l’arrêt programmé de l’assemblage de véhicules, c’est une nouvelle étape dans la transformation du secteur automobile en France, déjà marqué par plusieurs fermetures et reconversions de sites ces dernières décennies.

La direction de Stellantis met en avant un projet de reconversion industrielle qu’elle juge pérenne, avec un investissement annoncé de 100 millions d’euros. Reste à savoir si ces engagements suffiront à apaiser les inquiétudes des salariés.

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