
Le dialogue social à trois semble peu à peu fonctionner à nouveau. Alors que la question de l’organisation du temps de travail avait déclenché, à l’automne 2024, un conflit social entre les syndicats et le gouvernement, la réunion du Comité permanent du travail et de l’emploi, qui s'est tenue mercredi matin, a finalement permis de trouver une solution concernant les négociations des conventions collectives.
Les représentants du gouvernement, du patronat et des syndicats se sont ainsi accordés sur un plan d’action national en faveur des conventions collectives. Cette information exclusive de RTL a été confirmée par les différents partenaires de négociations.
L’objectif est de relever le taux de couverture des conventions collectives, conformément à la directive européenne sur le salaire minimum, afin que 80 % des salariés soient protégés par un tel accord, contre seulement 55 % actuellement.
Ainsi s’achève un conflit qui avait commencé début octobre 2024 et qui avait conduit à une importante manifestation syndicale à la fin du mois de juin 2025 et, six mois plus tard, à la démission de Georges Mischo de son poste de ministre du Travail.
Lors d’un débat de consultation à la Chambre la semaine dernière, tous les groupes parlementaires s’étaient prononcés en faveur d’une réglementation plus flexible des horaires de travail et des différents modèles d’organisation du travail par le biais des conventions collectives, plutôt que par la loi.
Par ailleurs, une nouvelle réunion du Comité permanent du travail et de l’emploi (CPTE) est prévue après la rentrée. Des textes relatifs au travail via des plateformes numériques ainsi qu’à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes devraient y être discutés.