LuxembourgOn vous explique les règles pour travailler en pleine canicule

Thomas Toussaint
Le Luxembourg a connu des températures records en juin 2026, qui a d’ailleurs été le mois de juin le plus chaud jamais mesuré par MétéoLux. On vous explique quelles sont les conditions de travail en cas de canicule.

L'épisode caniculaire survenu à la fin du mois de juin 2026 a rappelé au Luxembourg ses limites. Avec des températures records, cette canicule a obligé les écoles à annuler les cours en dernière minute. Dans le monde du travail, des adaptations ont dû être mises en place, notamment pour les nombreux chantiers en extérieur. Le ministère de l'Environnement a notamment pris une mesure temporaire concernant le niveau de bruit afin d'autoriser les chantiers à démarrer dès 6h le matin. Une heure plus tôt qu'habituellement donc.

Mais le Luxembourg est-il prêt à affronter les prochaines vagues de chaleur, dont la fréquence devrait s'accélérer et la durée pourrait augmenter ?

Pas de température limite pour travailler au Luxembourg

Comme le rappelle l'Inspection du Travail et des Mines, le Code du travail ne mentionne pas "de seuil général de température à partir duquel le travail serait automatiquement interdit". Que ce soit en intérieur ou en extérieur. Dès lors, "la protection des salariés contre la chaleur repose sur les obligations générales de sécurité et de santé au travail". Car, comme le mentionne l'article 312-1 : "L’employeur est obligé d’assurer la sécurité et la santé des salariés dans tous les aspects liés au travail."

© Hans Lucas via AFP

En plus du Code du travail, plusieurs règlements grands-ducaux établissent des conditions à respecter. Notamment que la température soit "adéquate pour l'organisme humain" , que le renouvellement de l'air ambiant soit "approprié" et que l'eau potable soit disponible en "quantité suffisante". Ou encore, la désignation d'un coordinateur de sécurité sur les chantiers mobiles et temporaires.

Les employeurs peuvent ensuite éventuellement compléter ces mesures par des conventions collectives, des accords sectoriels ou des règlements internes.

Le chômage temporaire, une solution de secours

Le dernier recours restant prévu par le Code du travail est le chômage involontaire dû aux intempéries. Sans être automatique, il peut prendre en compte la "chaleur exceptionnelle" comme une condition d'arrêt d'activité pour les entreprises du bâtiment ou les branches artisanales, pour "les salariés dont l’accomplissement du travail est rendu dangereux eu égard à leur santé ou leur sécurité par suite de l’effet direct et immédiat de la chaleur et de ses conséquences".

L'Inspection du travail et des mines a également publié une série de recommandations sur les conditions de travail lors de fortes chaleurs. Zones d'ombre, approvisionnement en eau potable et aération des lieux de travail y sont mentionnés.

Lors de la canicule du mois de juin, l'ITM confirme avoir reçu "60 réclamations liées aux températures élevées sur les lieux de travail". Elles ont donné lieu à 31 contrôles entre le 24 et le 26 juin. L'ITM a demandé des mesures correctives dans 19 situations et une seule a nécessité des "mesures d'urgence". Les secteurs les plus concernés étaient le commerce, devant les structures d'éducation et d'accueil, l'horesca et les chantiers.

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