Outre ce pompier volontaire à Fontainebleau qui a avoué avoir "mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l'essence", un second suspect a reconnu "avoir accidentellement mis le feu en jetant sa cigarette" sur un autre lieu de départ de feu, a précisé dans un communiqué la procureure Diane Ngomsik.
Les deux hommes, nés en 2007 et sans antécédent judiciaire, sont suspectés de départs de feux distincts lundi, à Arbonne-la-Forêt pour le premier, et dans le secteur de la Faisanderie près de la ville de Fontainebleau pour le second, a indiqué la magistrate.
"Aucun lien entre ces deux mis en cause n'a été établi" et leur garde à vue a été prolongée, a-t-elle ajouté.
Deux autres hommes, l'un né en 1975 et inconnu de la justice, et l'autre né en 2005 et "déjà connu de la justice pour des faits routiers", sont aussi en garde à vue, également soupçonnés dans l'incendie qui s'est déclaré lundi après-midi et qui avait parcouru 450 hectares mardi à la mi-journée.
Deux personnes ont quant à elles été placées en garde à vue mardi matin pour l'incendie qui a démarré dimanche autour de l'A6, occasionnant la fermeture d'un tronçon de l'autoroute et qui a ravagé environ 1.600 hectares en 48 heures.
Concernant ce sinistre, "l'hypothèse d'un départ de feu susceptible d'être lié à des travaux réalisés à proximité immédiate de l'autoroute A6 fait l'objet de vérifications approfondies", a souligné la procureure de Fontainebleau, qui rappelle que le parquet explore "toutes les hypothèses, tant accidentelle que volontaire".
Les incendies dans le massif ont parcouru un peu plus de 2.000 hectares selon un bilan du préfet de Seine-et-Marne à la mi-journée.