
Dans une salle hautement sécurisée de la Banque centrale du Luxembourg, les billets en euros déjà en circulation sont authentifiés, comptés et contrôlés à l’aide d'une machine spécialisée.
La machine traite jusqu’à 33 billets par seconde, ce qui correspond à environ un demi-million de billets par jour. Sur la base de critères prédéfinis, identiques dans l’ensemble de la zone euro, elle détermine si un billet peut être remis en circulation ou s’il doit être retiré.
Les billets qui sont trop endommagés, sales ou froissés sont détruits et remplacés par de nouveaux. Chaque année, quelque 8.000 kilos de billets finissent ainsi dans le broyeur. Au Luxembourg, ces confettis de billets sont ensuite incinérés.
La durée de vie moyenne d’un billet en euro se situe entre un et trois ans. Le billet de 5 euros s’use particulièrement vite, car il change fréquemment de propriétaire.
Derrière d’épaisses portes de sécurité, la Banque centrale stocke ses réserves logistiques : des billets et des pièces de monnaie récemment produits et emballés selon leur valeur faciale. C’est également là que sont conservées les nouvelles pièces luxembourgeoises en euro à l’effigie du Grand-Duc Guillaume.
Et même si de plus en plus de personnes paient par carte, l’argent liquide continue à jouer un rôle important, en particulier en période de crise. Lors de la crise financière de 2008, de nombreuses personnes avaient retiré et conservé des espèces. Il en a été de même lors de la pandémie de Covid-19 et au début de la guerre en Ukraine.