
Une fillette de 10 ans a été retrouvée inanimée à son domicile familial, en arrêt cardiorespiratoire. Malgré l’intervention rapide des secours, son décès a été prononcé peu après leur arrivée.
Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, l’enfant présentait une légère trace de strangulation, un signe qui oriente les investigations vers un accident lié au “jeu du foulard”, une pratique d’asphyxie volontaire connue pour provoquer des pertes de connaissance et, trop souvent, des décès chez les enfants et adolescents. L’examen medico‑légal a renforcé cette hypothèse, tandis que l’intervention d’un tiers a été exclue à ce stade.
Par précaution, le père ainsi que les frères et sœurs présents au moment du drame ont été placés en garde à vue avant d’être relâchés, aucune responsabilité pénale n’étant retenue contre eux. Tous sont inconnus de la justice et ont été entendus uniquement pour éclaircir le déroulé des faits.
Le parquet de Valenciennes reste toutefois prudent: si la piste accidentelle est privilégiée, l’autopsie doit encore confirmer les causes exactes du décès. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour reconstituer précisément les circonstances de la tragédie.
Ce drame relance une nouvelle fois l’alerte autour de ces “jeux” d’asphyxie, parfois pratiqués dès l’école primaire. Les autorités rappellent que ces pratiques, souvent perçues comme anodines par les enfants, peuvent entraîner des séquelles graves, un coma ou la mort en quelques secondes seulement.