Pat’Carnaval à Bastogne22.000 gobelets disparus, l’ASBL veut abandonner les réutilisables

RTL Infos
Le Pat’Carnaval de Bastogne fait face à une facture salée après la disparition de quelque 22.000 gobelets réutilisables lors de l’édition de cette année.

L’ASBL organisatrice devra déjà s’acquitter de 12 500 euros, un montant qui pourrait encore augmenter si des gobelets fêlés ou abîmés sont détectés lors du nettoyage. “Je n’ai pas d’explications à cette quantité de déchets”, explique le président Dominique Lambert. “Nous avions pourtant installé des poubelles PMC dans tout le chapiteau et nous avons procédé à de la récupération durant toutes les soirées, mais certains ont manqué de civisme. Nous avons retrouvé une masse incroyable de gobelets cassés tant dedans qu’en dehors du chapiteau”, explique-t-il à nos confrères de L’Avenir.

Face à cette situation, l’organisation estime qu’il n’existe qu’une seule solution : revenir aux gobelets jetables. Selon Dominique Lambert, les réutilisables deviennent une “véritable catastrophe écologique” dès que l’événement dépasse les 3.000 personnes. Le Pat’Carnaval en attire douze fois plus. Il pointe le poids logistique du système : récupération, nettoyage, séchage, reconditionnement, transport. Il rappelle aussi que les gobelets réutilisables sont “17 fois plus épais” que les jetables et doivent être chauffés pour être recyclés.

Depuis la fin des festivités, un appel a été lancé pour récupérer un maximum de gobelets. Ils peuvent encore être déposés au drink Maziers, route de Marche à Bastogne. Le comité espère également une évolution de la législation, à l’image des Pays-Bas, qui ont récemment changé d’avis sur l’usage obligatoire des gobelets réutilisables.

D’autres grands événements ont adopté des systèmes plus sophistiqués, avec bracelets de paiement et gobelets dotés de QR codes permettant de récupérer automatiquement la caution via des poubelles connectées. Mais pour le Pat’Carnaval, “le problème ici, ce n’est pas la caution, c’est surtout la destruction des gobelets”. Le président rappelle aussi que certains se plaignent du prix des boissons, fixé à 2,70 euros, mais que l’ASBL “offre de nombreux rendez-vous gratuits” et doit maintenir un budget équilibré.

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