L’enfant, hospitalisé à Naples depuis une greffe cardiaque réalisée en décembre, n’a pas survécu à l’intervention qui s’était révélée défaillante dès l’origine. Le cœur transplanté aurait été irrémédiablement abîmé pendant son transport, un enchaînement d’erreurs qui a déclenché une onde d’indignation dans tout le pays et ouvert la voie à une enquête pour faute professionnelle.
Depuis l’opération, Domenico vivait sous assistance respiratoire, plongé dans une attente fragile que ses parents espéraient voir se transformer en rétablissement. Samedi, l’espoir s’est éteint. “C’est fini. Domenico est parti”, a confié sa mère, Patrizia Mercolino, aux médias italiens, annonçant dans la foulée la création d’une fondation portant le nom de son fils.
Au cœur du scandale, un détail glaçant : le cœur du donneur aurait parcouru les 800 kilomètres séparant Bolzano de Naples dans un conteneur inadapté, dépourvu du thermomètre indispensable pour contrôler la température. Selon les premiers éléments, l’organe serait entré en contact direct avec de la glace carbonique, provoquant des dommages irréversibles. Le parquet a désormais placé six membres du personnel médical dans le viseur de l’enquête.
Le ministre de la Santé, Orazio Schillaci, a réagi en soulignant que le drame avait “ému toute l’Italie”. Il avait déjà exprimé sa crainte que cette affaire ne freine les dons d’organes, appelant à faire toute la lumière sur les responsabilités afin de préserver la confiance dans le système de santé.