L’incident, spectaculaire et bruyant, a été observé depuis le sol par de nombreux habitants de Ducos, stupéfaits par ce qu’ils étaient en train d’observer.
Parmi eux, le père d’une passagère, qui regardait les avions depuis chez lui, a raconté à France‑Antilles avoir immédiatement compris que quelque chose n’allait pas. Il a joint sa fille, qui lui a confirmé être à bord et en sécurité, avant qu’il ne se précipite vers l’aéroport. L’avion avait décollé vers 20h45. Moins de quinze minutes plus tard, il se réorientait déjà vers l’aéroport Aimé Césaire. Les données radar montrent un virage rapide après la montée initiale, suivi d’une procédure de retour encadrée par les équipes de secours, déployées le long de la piste pour accueillir l’appareil. L’atterrissage est intervenu vers 21h30.
À bord, la tension est montée d’un cran. Des passagers ont décrit des étincelles, puis un bruit sourd et répété, assimilé à des explosions. Certains ont paniqué, d’autres ont tenté de garder leur sang‑froid, se serrant les uns contre les autres pour se rassurer. Tous saluent néanmoins la maîtrise de l’équipage, dont les annonces ont permis de contenir l’affolement. Les voyageurs ont été débarqués sans incident et aucun blessé n’est à déplorer. Dans l’aérogare, un périmètre de sécurité a été mis en place le temps de sécuriser la zone, tandis que le site d’Air France évoquait simplement un “retard dû à des contraintes opérationnelles”.
Le commandant de bord a expliqué que le moteur droit avait subi un “défaut de pompage” peu après le décollage. Ce phénomène survient lorsque l’air circule mal dans le réacteur, provoquant une combustion irrégulière et des détonations impressionnantes, parfois accompagnées de flammes visibles. Il a insisté sur le fait que, malgré l’aspect spectaculaire, ce type d’avarie reste moins critique qu’une panne totale. “L’équipage a appliqué la procédure prévue et la situation a été maîtrisée du début à la fin”, a‑t‑il assuré.
Reste désormais à organiser la suite du voyage pour les passagers, contraints de passer la nuit en Martinique. Des solutions d’hébergement doivent être mises en place en attendant un nouveau départ vers Paris.