ParisUn réseau de prostitution caché derrière plus de 300 salons de massage

RTL Infos
Selon une enquête menée par Zéromacho, un organisme anti-prostitution, ce réseau camouflé sous l'appellation "finition" proposerait la masturbation du client après le massage.
© afp

Comme le relatent nos collègues de RTL France, l’un des responsables du réseau et qui a participé à l’investigation, affirme que la totalité de près de 300 salons de massage qu’il a visité lui a répondu favorablement quand il a demandé si la “finition” était au programme, comme le rapporte Le Parisien qui a révélé l’enquête.

Dans son rapport, on peut lire que les femmes qui travaillent dans ces établissements situés aux quatre coins de la capitale française sont à 85 pourcents originaires de Chine et à 14 pourcents de Thaïlande. Elles sont âgées en moyenne d’une trentaine d’années, bien intégrées et décrites comme “discrètes et gentilles”. Le militant poursuit en se disant “préoccupé par cette banalisation de la prostitution dans un pays qui s’est doté en 2016 d’une loi abolitionniste” en soulignant que ces salons de massage accueillent “vraiment tout le monde”.

TRAITE DES ÊTRES HUMAINS

Ce sont des personnes vulnérables, isolées, victimes de traite des êtres humains et ça ne semble déranger personne”, déplore le militant. Il n’y a rien de plus simple pour savoir qui a enregistré l’activité à la chambre de commerce, qui paie le loyer, qui s’enrichit… C’est à la portée d’un enfant”, poursuit-il.

Si un salon de massage a été fermé en 2017 à Paris après qu’un réseau de prostitution a été démantelé, “ces faits sont difficiles à caractériser”, affirme un policier au Parisien. “Il faudrait prendre la fille et le client sur le fait. En général, il n’y a que ce qu’on appelle les finitions et pas de rapports sexuels donc pas de préservatifs, ce qui pourrait permettre d’avoir une preuve. En plus, le prix des prestations sexuelles n’est pas affiché. Tout se négocie de la main à la main dans l’intimité des pièces où les masseuses exercent”, regrette-il.

Zéromacho note des ouvertures constantes de ces établissements et une “forte demande de la clientèle": des milliers d’hommes commentent le délit d’achat d’actes sexuels chaque jour à Paris, peut on lire.

L’enquête parle même de plusieurs chaînes “de petits bordels” en se basant sur l’ensemble des similitudes relevées, de la déco intérieure, en passant par celle de la vitrine, jusqu’aux photos utilisées sur les flyers, sans oublier la prédominance du personnel asiatique, ce qui pourrait laisser sous-entendre un petit groupe de “patrons” qui se partageraient le réseau.

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