ThionvillePolémique autour du changement de nom du lycée Colbert

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Intense polémique ces derniers jours à Thionville autour du changement de nom des lycées Colbert et Germain, fusionnés en début d'année, et rebaptisés Rosa Parks.
© JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Le président (LR) de la région Grand Est Jean Rottner a annoncé mercredi avoir déposé plainte à la suite d’un “déferlement” de commentaires diffamatoires sur les réseaux sociaux et dans des médias, orchestrés selon lui par le RN, liés à la décision de baptiser un lycée Rosa Parks.

Jean Rottner “ne peut admettre, qu’il puisse être, comme l’ensemble de ses collègues et des services de la Région, cloué au pilori par une campagne haineuse initiée par le Rassemblement National et reprise, de manière souvent erronée, par les médias locaux ou nationaux”, selon un communiqué diffusé mercredi soir par la Région.

Le président du Grand Est indique avoir déposé une dizaine de plaintes, “visant des médias et des personnes physiques ayant outrageusement dépassé les bornes acceptables du débat politique”.

DE COLBERT À ROSA PARKS

La polémique a débuté quand l’attribution du nom Rosa Parks - celui de cette activiste afro-américaine devenue un emblème de la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis - à un lycée de Thionville, a été entérinée par la Région en commission permanente, le 19 juin.

Le nouvel établissement est issu de la fusion des lycées Jean-Baptiste Colbert et Sophie Germain et la réflexion sur son nom avait été lancée dès le début de 2020, souligne le communiqué, qui récuse tout lien avec l’“actualité médiatique”.

Dans le sillage des manifestations américaines antiracistes, les monuments et statues liés à l’histoire coloniale française ou à la traite négrière, et notamment la figure de Colbert, se sont à nouveau retrouvés au centre d’une polémique mémorielle.

“Quelques secondes après le vote en séance et l’intervention, virulente et minutieusement préparée d’une élue du Rassemblement National par ailleurs candidate aux élections municipales à Metz (Françoise Grolet, qui a recueilli 11,79% des voix au premier tour, NDLR), une campagne orchestrée par le Parti d’extrême Droite et ses affidés s’est abattue sur les réseaux sociaux et dans certains médias avec des propos inacceptables tant à l’encontre du Président de la Région, intuitu personae, que des élus et de l’Institution Régionale”, pointe le communiqué de la Région.

“La fièvre destructrice contamine le (trop) Grand Est : ils débaptisent le lycée Colbert de Thionville ! Remplacent la grande scientifique des Lumières Sophie Germain par une activiste américaine ! Les mêmes qui nous refusaient un lycée Arnaud Beltrame... #RN, vite !” avait écrit sur son compte Twitter la candidate RN à la mairie de Metz Françoise Grolet le 19 juin.

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