
Selon les informations des autorités, 12.000 hommes seront déployés sur terre et dans les airs accompagnés de 2.600 véhicules et 400 blindés, comme le relatent nos confrères de France Bleu. Cet exercice consistera en un combat défensif afin de repousser un ennemi tentant d’envahir un pays allié avant de lancer une contre-attaque pour provoquer la défaite de cet ennemi. Ces combats terrestres seront précédés de l’acquisition de la supériorité aérienne – mi-avril à début mai 2023.
L’armée souhaite de cette manière se préparer à une guerre “plus moderne et plus dure”, même si cet exercice grandeur nature avait été planifié bien avant le début de l’invasion russe en Ukraine.
La région Grand Est a été choisie par l’armée française en raison des infrastructures disponibles sur le terrain qui permettent ce type d’exercice tout en prévoyant des déplacements et des stationnements des troupes à de nombreux endroits de la région. Toutes les communes concernées ont bien évidemment été prévenues de la présence et des actions futures des militaires.
L’armée française précise également que toutes les mesures de sécurité vis-à-vis de la population ont été prises, cela concerne évidemment le respect du code de la route.
Plusieurs milliers de militaires français et étrangers seront engagés entre février et mai 2023 sur cet exercice interarmées, international et interministériel majeur. Du fait de son étendue géographique, temporelle et humaine mais aussi par son intense travail de planification opérationnelle, l’opération est un véritable défi logistique, organisationnel et intellectuel pour les Armées. ORION est une opération à part entière qui montre toute la volonté et les capacités françaises à s’engager en coalition, comme nation-cadre et dans un niveau de conflictualité pouvant aller jusqu’à la haute intensité.