Commémoration de la Shoah à LuxembourgL'antisémitisme n'a malheureusement pas disparu

Claudia Kollwelter
traduit pour RTL Infos
Ce mardi 27 janvier, date anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz‑Birkenau, est la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah.

Partout dans le monde, le 27 janvier est la journée dédiée à la commémoration des victimes juives du nazisme. A Luxembourg, une cérémonie a notamment eu lieu mardi matin devant le monument Kaddish, en présence, notamment, du Premier ministre Luc Frieden. Le président du Consistoire israélite du Luxembourg, Albert Aflalo, a souligné dans son discours qu’il ne s’agissait pas seulement de regarder vers le passé. L’antisémitisme n’a malheureusement pas disparu.

Albert Aflalo :
Se tenir devant ce monument, c’est affirmer que les victimes ne sont pas réduites au silence, que leur nom, leur visage et leur histoire continuent de nous interpeller.

Plus de 1.200 concitoyens juifs n’ont pas survécu à la Shoah. Leurs noms figurent sur le “Mur des noms” depuis septembre dernier.

Un mur sur lequel sont gravés les noms de femmes, d’hommes et d’enfants juifs du Luxembourg déportés et assassinés pendant la Shoah. Derrière chaque nom, il y a une vie, un voisin, un camarade de classe, un commerçant, un médecin, un enfant qui jouait dans les rues de ce pays.”

Le Premier ministre Luc Frieden a souligné la nécessité de s’engager plus que jamais :

Pour le maintien de nos règles démocratiques, pour le respect de l’autre, pour les droits humains, pour la lutte contre l’antisémitisme et contre toutes les discriminations, pour la protection des minorités.

Se recueillir, c’est aussi comprendre qu’une telle tragédie ne s’est pas produite du jour au lendemain, a souligné pour sa part le président du Conseil d’Etat, Marc Thewes, tout en rappelant l’importance de la mémoire pour l’Etat de droit :

L’Etat de droit repose sur la dignité humaine, sur l’indépendance des institutions, sur l’égalité devant la loi. Lorsque ces principes sont relativisés, lorsque la haine se normalise, alors le droit lui‑même devient fragile.

La mémoire est d’autant plus importante qu’elle nous montre aussi de quoi l’humanité est capable, a encore souligné le président de la Chambre des députés, Claude Wiseler. A la fin des discours, des pierres symboliques ont été déposées devant le monument Kaddish.

Mardi soir, à 19h, une autre commémoration a également eu lieu à Esch, à l’emplacement de la synagogue détruite par les nazis.

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