En FranceLe téléphone au volant peut désormais vous coûter très cher

Romain Van Dyck
Rappel utile: en France, les sanctions pour l'usage d'un téléphone au volant ont été considérablement durcies depuis un mois. En cas d'infractions cumulées, la sentence sera lourde.
© AFP

Passer un appel, écrire un texto, consulter ses mails, regarder une vidéo, etc. : en France, comme chacun le sait, conduire avec le téléphone portable en main est prohibé.

Mais ce que le grand public ne sait pas toujours, c’est que les sanctions ont été considérablement durcies depuis le 22 mai 2020.

Utiliser son téléphone au volant est désormais considéré comme une “circonstance aggravante”. Autrement dit, si vous commettez une autre infraction en même temps (brûler un feu rouge, griller un stop, un excès de vitesse, franchir une ligne blanche... ), vous risquez non seulement une amende, mais aussi le retrait de permis! “Constatée par les forces de l’ordre, cette rétention pourra être suivie d’une suspension du permis de conduire pour une durée maximale de six mois” précise le gouvernement français.

Par contre, si vous ne faites “que” l’erreur de tenir le téléphone au volant, ce sera toujours 135 euros d’amende et un retrait de 3 points.

Des contrôles ont d’ailleurs été réalisés récemment en Lorraine. Selon le Républicain Lorrain, si les forces de l’ordre font encore preuve de bienveillance, cela risque de ne pas durer: “S’il n’y a pas de danger direct, nous sommes encore dans la pédagogie concernant le cumul des infractions. On vérifie également le passif du conducteur. S’il a déjà été attrapé pour des excès de vitesse ou un téléphone au volant, ça veut dire que ça ne marche pas” témoigne une femme CRS.

Selon un sondage, si 9 Français sur 10 reconnaissent que le téléphone au volant est dangereux, un bon tiers admettent s’en servir parfois en conduisant...En 2018 pas moins d'1 million de points ont été retirés pour utilisation du portable au volant, et inattention au volant est désormais responsable d’un accident sur 10.

CE QUI A ÉGALEMENT CHANGÉ

  • Placement immédiat en fourrière du véhicule d’un conducteur auteur d’une infraction grave au code de la route. Afin de lutter efficacement contre la récidive et dissuader les comportements les plus dangereux sur la route, les forces de l’ordre ont la possibilité d’immobiliser immédiatement le véhicule et de le placer en fourrière pour une durée de sept jours, sur autorisation du préfet, en cas de conduite sous l’emprise de l’alcool (0,8g/l de sang), d’usage de stupéfiants, de conduite sans permis ou de refus de se soumettre aux vérifications d’alcoolémie ou d’usage de stupéfiants.
  • Interdiction de stationnement en amont des passages piétons. L’aménagement d’emplacements de stationnement situés à moins de cinq mètres en amont des passages piétons est interdit, sauf si cet emplacement est réservé aux véhicules non motorisés (vélos, cycles à pédalage assisté, engins de déplacement personnel). Les gestionnaires de voirie doivent effectuer les travaux de mise en conformité au plus tard le 31 décembre 2026. Les motocyclettes, les tricycles et les cyclomoteurs ne sont plus autorisés à stationner cinq mètres en amont des passages piétons en dehors des emplacements matérialisés à cet effet.
  • Allongement de six mois à un an de la durée maximale d’obligation de ne conduire qu’un véhicule équipé d’un éthylotest antidémarrage (EAD) lorsque cette mesure est prononcée comme alternative à la suspension du permis de conduire.
  • Suppression de l’obligation de possession d’un éthylotest dans son véhicule et renforcement de l’obligation de la mise à disposition d’éthylotests dans les établissements de nuit. L’absence d’éthylotests ou de non-respect des consignes relatives à la mise à disposition d’éthylotests expose désormais à une contravention de quatrième classe (amende forfaitaire de 135 euros).
  • Équipement d’unéthylotest antidémarrage (EAD) du véhicule pour les conducteurs récidivistes. Les conducteurs en récidive d’infraction de conduite en état alcoolique ne pourront conduire qu’un véhicule équipé d’un éthylotest anti-démarrage (EAD), avec un suivi médico-psychologique.
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