
Cette affaire a débuté en 2019 au Luxembourg, rapporte aujourd’hui le Républicain Lorrain. Un aide-soignant de 24 ans originaire de Florange (Moselle) est interpellé par la police grand-ducale. Elle soupçonne qu’il a mis le feu dans deux maisons de retraite. Lors de sa garde à vue, l’homme avoue et déballe tout: non seulement il est bien le pyromane pour ces deux incendies, mais il en admet deux autres, dans une maison de retraite à Florange et au cabanon de son grand-père, également à Florange.
C’est pour ces deux derniers méfaits que le Florangeois était au tribunal correctionnel de Thionville ce mardi (pour les incendies au Luxembourg, il a déjà purgé une peine de 3 mois de prison au Grand-Duché).
Toujours selon le RL, l’aide-soignant motive ses actes par un besoin de se venger: en janvier 2018, il dit avoir subi “des remarques désobligeantes” de la part de ses collègues qui le traitait de “facho”. Il a donc décidé de mettre le feu au matelas d’un résidant de l’Ehpad “Les Séquoias” où il était alors employé. Ce qui déclenche l’alarme incendie. L’aide-soignant, qui est alors également sapeur-pompier volontaire, intervient pour circonscrire le feu qu’il a lui-même déclenché.
Il atteint son objectif: son prétendu acte d’héroïsme “lui vaudra d’ailleurs la Médaille du courage et du dévouement, remise par le préfet de la Moselle en personne et en présence de tout le personnel”, s’indigne l’avocat de la maison de retraite. Car en plus d’avoir frôlé le drame, l’incendiaire a également terni l’image de l’établissement et celle d’un résident accusé d’être à l’origine de l’incendie car il était un gros fumeur.
En août 2019, c’était au cabanon de son grand-père, à Florange, qu’il reprendra son rôle de pompier pyromane, en mettant le feu avant de l’éteindre. Ses motivations, demande la présidente du tribunal? “Je me sentais tout petit, de la part de ma famille” répond-il.
Le tribunal l’a condamné à une peine de 12 mois de prison avec sursis, avec obligation de soins, et interdiction de travailler dans une structure médicale. L’activité de sapeur-pompier lui est évidemment interdite également. Il devra par ailleurs verser la somme de 3.000 € à la maison de retraite pour les dommages subis.