
Les frontaliers paient les pots cassés. Selon le ministre de la Mobilité François Bausch, des centaines de trains du quotidien ont été supprimés à cause des mouvements de grève en France lors des trois premiers mois de l’année.
En tout, le ministre a dénombré 1.480 trains supprimés sur la ligne Nancy-Metz-Luxembourg, un des trois plus importants axes du Luxembourg. Mais aussi 93 trains sur l’axe Luxembourg-Rodange-Longwy. “À ceux-ci s’ajoutent encore 84 TGV vers Paris et 40 TGV vers le sud de la France.”
Dans une réponse à une question parlementaire d’Elisabeth Margue (CSV), François Bausch confesse également une situation d’impuissance face à l’ampleur du phénomène. “Vu l’importance de l’impact sur l’offre ferroviaire, les CFL n’ont pas les moyens pour un éventuel remplacement des trains annulés de la SNCF. En plus, comme la grève affecte aussi les postes directeurs, même les trains CFL vers la France peuvent être concernés par la grève.”
Ces perturbations ont sérieusement compliqué la vie des frontaliers ce début d’année. Annulations à répétition, entassement des passagers dans des trains raccourcis, stress quotidien... L’addition est salée pour les usagers du TER. En compensation, la région Grand Est leur avait malgré tout accordé trois mois de remise sur leur abonnement.
Une compensation comme une autre en espérant des jours meilleurs: le Luxembourg comme la France ont lancé d’importants investissements de modernisation de la ligne.
Côté luxembourgeois, la création de la nouvelle ligne Luxembourg-Bettembourg et l’agrandissement de la gare soulageront les voyageurs d’ici quelques années. C’est précisément à partir de 2028 qu’ ”un train circulera toutes les sept minutes sur la ligne Thionville-Luxembourg”, lorsque la ligne Luxembourg-Bettembourg sera achevée, assurait le ministre début avril. Un bond en avant rendu possible par la rénovation de la ligne côté français, où les quais s’allongent grâce à des fonds luxembourgeois.