
Emmanuel Macron veut reprendre un contact direct avec les Français après trois mois de crise des retraites, et se rend mercredi en Alsace pour célébrer les efforts de réindustrialisation de son gouvernement. Mais une fois de plus, il va être accueilli par des manifestants hostiles.
Au surlendemain de son allocution télévisée destinée à enclencher une nouvelle phase de son quinquennat, le président se déplace dans le Bas-Rhin, pour la visite d’une usine dans la petite ville de Muttersholtz. Puis il se rendra jeudi dans l’Hérault pour parler d’éducation.
Avant même son arrivée à Muttersholz, une petite centaine de manifestants dont certains revêtus de chasubles CGT et portant une pancarte: “Macron non grata”, ont été repoussés par les forces de l’ordre.
Derrière eux, affichée sur une maison, une banderole en rouge sur fond jaune: “pas de retrait, pas de JO”. Le chef de l’Etat est effet attendu dans une entreprise qui doit intervenir dans plusieurs chantiers pour les Jeux olympiques de Paris 2024.
Le bruit des casseroles “pour mieux se faire entendre” était en partie couvert par celui des sifflets des gendarmes cherchant à leur faire quitter la zone où le président doit se rendre et où toute manifestation a été interdite par arrêté préfectoral.
“Dernière sommation: nous allons faire usage de la force”, a averti un gendarme à l’aide d’un mégaphone à l’intention des manifestants massés devant la mairie de Muttersholtz (Bas-Rhin), avant de les repousser près de 200 mètres plus loin, a constaté un journaliste de l’AFP.
Pendant son allocution télévisée, des rassemblement et des concerts de casseroles avaient aussi été organisés dans tout le pays, signe d’une contestation qui perdure malgré la validation de la réforme par le Conseil constitutionnel en fin de semaine dernière et sa promulgation.
Encore mardi soir, un déplacement privé du chef de l’État à Saint-Denis, près de Paris, a attiré quelque 300 manifestants.