
Au rayon “Télétravail”, les frontaliers belges qui travaillent au Luxembourg seront les mieux servis en 2002. Comme acté à la toute fin août entre le Luxembourg et la Belgique, les frontaliers belges bénéficieront l’an prochain de 34 jours de télétravail par an tout en restant imposés au Luxembourg. Soit dix journées de plus que jusqu’ici.
Un “exemple” de progression, tant sur le plan personnel pour les 49.000 “navetteurs” belges que sur le plan politique, qui sert aujourd’hui de planche d’impulsion à 19 élus du Grand Est pour défendre les intérêts des plus 110.000 travailleurs frontaliers. Rappelons qu’ils représentent 24,3% de tous les actifs au Luxembourg (chiffre du Statec au 1er trimestre 2021). Soit un salarié sur quatre!
Exemptés pour deux ans d’un alourdissement de charge fiscale, qui reste acté, et pouvant télétravailler sereinement jusqu’à la fin de l’année, les frontaliers français seront à nouveau limités à 29 jours de travail à domicile par an sans avoir à payer d’impôts en France, aussitôt la pandémie passée. Puisqu’il s’agit d’un régime d’exception. Le seuil est fixé par l’accord fiscal signé entre la France et le Luxembourg.
Via un manifeste, les 19 élus du Grand Est interpellent le gouvernement français pour que ce seuil passe à 47 jours de télétravail par an. Ce qui permettrait de télétravailler un jour par semaine. Tout en restant affilié à la Sécurité sociale luxembourgeoise.
Le manifeste lancé à l’initiative de la députée européenne Nathalie Colin-Oesterlé -comme l’indique le Républicain Lorrain- a été adressé mercredi à Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie et des Finances et à Clément Beaune, secrétaire d’État en charge des Affaires européennes. Y ont souscrit notamment, Jean Rottner, président de la Région Grand Est, Patrick Weiten, président de la Moselle mais aussi François Grosdidier, président de l’Eurométropole de Metz et Pierre Cuny.
Le maire de Thionville est encore plus ambitieux. Dans le cadre de son intervention au Département, “j’ai re insisté sur l’augmentation nécessaire du temps de télétravail pour les frontaliers à 47, voire 56 jours, avec une fiscalité liée à ce télétravail « neutralisée » et orientée vers le financement d’infrastructures «frontalières»” a-t-il fait savoir via les réseaux sociaux:
Interpellé par le maire de Thionville, Le Préfet de Moselle, Laurent Touvet a répondu: “47 jours de télétravail ? Et pourquoi pas 50 ou 200 avec impôts au Luxembourg ? L’intérêt de la France est de ne pas se priver d’un revenu fiscal”, rapport ce jeudi le Républicain Lorrain.