Les dernières prévisions d'inflation au Luxembourg annoncent un ralentissement de la hausse des prix. Une bonne nouvelle qui aura toutefois pour conséquence de repousser le prochain index.

On l'attendait pour cet été, il pourrait finalement être déclenché... en fin d'année ! Le prochain index a vu sa date probable d'application repoussée par le Statec ce jeudi.

Les dernières prévisions d'inflation pour le Grand-Duché montrent une hausse des prix moins marquée. "Comme dans la zone euro, le ralentissement de l’inflation au Luxembourg a été plus fort qu’anticipé à la fin de 2023" écrit le Statec.

En 2024, les prix devraient augmenter de 2,2% (contre 2,5% selon le calcul précédent). Grâce, notamment, à un recul des prix des produits pétroliers et une inflation moins forte pour l'alimentation et les prix des services.

Selon le nouveau scénario "central" élaboré par le Statec, le prochain index déclenchera une hausse des salaires "au 4e trimestre 2024", et non plus durant l'été. Puis un nouvel index aurait lieu à l'été 2025.

En fonction de l'évolution des prix de l'énergie, le Statec a également mesuré deux autres possibilités:

  • un scénario "bas" avec une inflation faible, permettant un index fin 2024 mais aucun en 2025
  • un scénario "haut" avec une inflation forte, déclenchant un index à l'été 2024 puis deux autres au printemps et à l'été 2025

Le scénario "central" reste celui privilégié par le Statec. C'est également celui qui collerait le mieux avec la volonté du gouvernement de ne pas appliquer plus d'un index par an pour garantir la compétitivité des entreprises luxembourgeoises.

Gaz, électricité... le Luxembourg va devoir agir

Malgré des perspectives encourageantes, les résidents gardent toutefois une épée de Damoclès au-dessus d'eux: si l'encadrement des prix de l'énergie prend fin sans "mesures additionnelles" au 31 décembre 2024, les prix de l'énergie pourraient s'envoler: +17% pour le gaz et +60% pour l'électricité.

Car le contrôle des prix de l'énergie mis en place par le Luxembourg jusqu'ici a permis de maîtriser leur explosion. Sans les mesures prises en 2022, tous les prix auraient augmenté bien plus que ce que les résidents viennent de connaître. Ce qui aurait déclenché sept index entre mars 2022 et fin 2024, contre cinq dans les faits (en comptant celui annoncé pour la fin d'année).