
Le parquet de Luxembourg et la Direction de la santé ont annoncé, mercredi 18 mars 2026, la mise en place de contrôles sur l’ensemble du territoire du Grand-Duché au sein de certains cabinets proposant des prestations à visée esthétique.
Ces opérations sont menées par la Police grand-ducale, avec l’appui d’experts de la Direction de la santé. Elles s’inscrivent dans le cadre des missions des autorités judiciaires et administratives visant à garantir le respect des dispositions légales encadrant les professions de santé et à assurer la protection de la santé publique.
Dans ce contexte, les contrôles comprennent notamment des visites inopinées ainsi que, le cas échéant, des perquisitions judiciaires. L’objectif est de vérifier que les actes relevant d’une profession de santé réglementée sont exclusivement pratiqués par des personnes disposant d’une autorisation d’exercer valable au Luxembourg, et que l’usage des titres professionnels est conforme à la législation en vigueur.
Les vérifications portent plus particulièrement sur certaines pratiques esthétiques à caractère invasif. Sont notamment concernées les injections de produits à visée esthétique, telles que celles impliquant l’utilisation de toxine botulinique de type A (« Botox »), d’acide hyaluronique ou d’autres produits de comblement. Les autorités citent également les procédures de réduction chimique des graisses, comme la lipolyse par injection, ainsi que les injections de plasma riche en plaquettes (PRP).
Les autorités rappellent que ces interventions, lorsqu’elles sont pratiquées par des personnes non qualifiées ou dans des conditions ne respectant pas les standards médicaux requis, peuvent exposer les patients à des risques sérieux, notamment des infections, des complications médicales ou des séquelles permanentes.
Le parquet de Luxembourg et la Direction de la santé soulignent par ailleurs que l’exercice d’une profession de santé ou l’injection de produits pharmaceutiques sans autorisation constitue une infraction pénale. L’exercice illégal de la médecine est notamment réprimé par la loi modifiée du 29 avril 1983 concernant l’exercice des professions de médecin, de médecin-dentiste et de médecin-vétérinaire. De même, l’exercice irrégulier de certaines professions de santé, visées par la loi modifiée du 26 mars 1992, est passible de sanctions pénales.
En cas d’infractions constatées, les dispositifs, produits et matériels utilisés peuvent être saisis. Les autorités judiciaires compétentes donnent alors les suites appropriées conformément aux dispositions du Code pénal et du Code de procédure pénale.
Au-delà de l’aspect répressif, ces opérations s’inscrivent également dans une démarche préventive visant à rappeler le cadre légal applicable et à sensibiliser les professionnels comme le public aux exigences entourant les actes médicaux ou assimilés.
Les autorités invitent ainsi la population à faire preuve de vigilance avant de recourir à des actes esthétiques invasifs et à vérifier que le professionnel consulté dispose d’une autorisation d’exercer en vigueur au Luxembourg.
Ces contrôles doivent se poursuivre dans les semaines à venir.