
Vous en avez sûrement croisé une ces dernières semaines. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ces nouvelles plaques d’immatriculation ne passent pas inaperçues, avec leur couleur rose fluo !
Hélas pour celles et ceux qui aimeraient personnaliser leur voiture, ces plaques apparues depuis le 1er janvier 2026 sont réservées à un usage bien précis. Elles visent en effet à faciliter l’identification et le contrôle par les forces de l’ordre des véhicules ayant des plaques temporaires, ce qu’on appelle les certificats “WW” ou “W garage”.

Elles sont réservées à ces trois catégories de véhicules :
Le but est donc de mieux identifier ces véhicules et de limiter les fraudes. Car avant cette réforme, les plaques provisoires n’étaient pas toujours facile à repérer dans le trafic. À part le fait qu’elles commençaient par WW, rien ne les distinguait des autres plaques. De plus, il fallait souvent vérifier la carte grise pour savoir si elles étaient encore valables (elles le sont 4 à 6 mois, le temps des démarches administratives), ce qui compliquait les contrôles.
Autre inconvénient, les plaques avec les lettres WW étaient réutilisés régulièrement. Résultat, certains automobilistes recevait des contraventions à la place de l’ancien propriétaire.
La couleur rose vive des nouvelles plaques va désormais permettre aux policiers d’identifier immédiatement une plaque provisoire, sur laquelle la date de validité sera inscrite directement (par exemple, dans l’image plus haut, la plaque est valable jusqu’à mars 2026, “03- 26".)
“La mise en place de ces plaques roses, très reconnaissables, permettra de mieux repérer et contrôler les véhicules sous immatriculation provisoire. Cela concerne plus de 400.000 immatriculations provisoires WW et immatriculations W garage par an. Même si la fraude reste un phénomène marginal [...], elle a pris de l’ampleur ces dernières années” explique Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur.
Pas étonnant, en tout cas, que ces plaques roses fleurissent à la frontière du Grand-Duché de Luxembourg : l’importation de véhicules par des frontaliers y est fréquent, encouragé par l’Autofestival et un marché premium de l’automobile, avec des véhicules neufs ou d’occasions souvent plus récents et mieux équipés que chez le voisin français.