
Macron et Poutine sont d’accord pour essayer d’aboutir à un cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine, vient d’annoncer l’AFP.
La président russe Vladimir Poutine a mis en cause dimanche auprès d’Emmanuel Macron les “provocations” ukrainiennes dans l’aggravation des combats avec les séparatistes dans l’est de l’Ukraine, tout en disant vouloir “intensifier” les efforts diplomatiques pour régler le conflit.
Selon le Kremlin, M. Poutine a aussi demandé, lors de cet entretien téléphonique avec son homologue français, que l’Otan et les Etats-Unis “prennent au sérieux” les exigences de la Russie concernant sa sécurité, au coeur de la crise actuelle entre Moscou et les Occidentaux.
“Tous les signes montrent que le projet a en quelque sorte déjà commencé”, a déclaré le dirigeant britannique dans une interview diffusée par la BBC.
D’après “les renseignements que nous voyons”, une invasion russe se ferait non seulement par l’Est, mais également par le Nord, en provenance du Bélarus pour “encercler Kiev”, la capitale ukrainienne, “comme Joe Biden l’a expliqué à nombre d’entre nous”.

“Les gens doivent comprendre le coût en termes de vies humaines que cela pourrait entraîner, non seulement pour les Ukrainiens, mais aussi pour les Russes”, a-t-il poursuivi.
Quant à l’imminence d’une attaque, Boris Johnson a souligné que “le fait est que tous les signes indiquent que le plan a déjà, dans un certain sens, commencé”.
Lors de la conférence sur la sécurité à Munich samedi, le Premier ministre britannique a appelé les Occidentaux à l’unité et souligné le “choc” pour le monde que représenterait une invasion.
Il avait par ailleurs un nouvelle fois brandi la menace de sanctions économiques contre Moscou, après que Londres, souvent accusé d’avoir fermé les yeux sur l’afflux d’argent russe sur son sol, a durci son régime de sanctions.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a affirmé que Londres et Washington empêcheraient les entreprises russes de “commercer en livres et en dollars” en cas d’invasion russe en Ukraine, dans une interview diffusée dimanche par la BBC.
Accusé d’avoir fermé les yeux sur l’afflux d’argent russe sur son sol, Londres a durci son régime de sanctions économiques, et a averti que celles-ci seraient immédiatement déclenchées en cas d’invasion russe.
“Nous allons empêcher les entreprises russes de lever des fonds sur les marchés britanniques, et nous allons même, avec nos amis américains, les empêcher de faire des transactions en livres et en dollars”, a déclaré le chef du gouvernement britannique dans cette interview enregistrée samedi en marge de la conférence sur la sécurité de Munich. “Ca frappera très très fort”, a-t-il averti.
Dans un communiqué diffusé samedi, le G7 a souligné qu’il prendrait des sanctions financières et économiques concertées “sur un large éventail de cibles sectorielles et individuelles qui imposerait un cout sévère et sans précédent sur l’économie russe”.
Dans une récente interview au quotidien français Le Monde, José Fernandez, sous-secrétaire d’Etat américain en charge de la croissance économique, de l’énergie et de l’environnement, avait averti que Washington était préparé à “adopter des sanctions qui auraient un coût élevé pour l’économie russe, notamment son système financier, et des contrôles d’exportations sur des produits qui sont essentiels pour les ambitions du Kremlin et de Vladimir Poutine”.
“Ces sanctions ne cesseraient d’augmenter et seraient sans précédent” avait-il ajouté, expliquant que ce qui est envisagé irait “au-delà des pures sanctions”. “Nous parlons d’actions qui isoleraient la Russie et la transformeraient en paria dans le système financier.”