Le président de l'Union des Entreprises Luxembourgeoises (UEL), Michel Reckinger, se dit "très satisfait" de l'accord conclu jeudi entre les partenaires sociaux et le gouvernement au sein du gouvernement tripartite. Cet accord est selon lui bénéfique tant pour les citoyens que pour les entreprises. Il offre aux deux parties une visibilité sur les mois à venir dans le contexte difficile actuel.
Le président de l'UEL explique que l'accord a été conclu étonnamment rapidement, grâce à la bonne préparation de la réunion tripartite par le gouvernement. "Quand on a des dossiers en règle et qu'on discute, on peut avancer vite."
Le ton des discussions était "responsable et courtois" et les échanges étaient axés sur la recherche de solutions. "On ne peut qu'espérer que cela continue ainsi à l'avenir", a déclaré le président de l'UEL.
Concernant la question du logement, Michel Reckinger a déclaré que l'État investirait massivement dans le logement social, mais qu'il ne pourrait pas construire à lui seul les 4.000 logements nécessaires par an. "Nous avons besoin d'investisseurs, et les investisseurs doivent avoir le courage d'investir à nouveau dans la construction." Il s'agirait également de préserver les emplois dans le secteur du bâtiment, plutôt que de verser des allocations chômage ultérieurement.
Un consensus a été trouvé sur le salaire minimum – le gouvernement finance une augmentation progressive de 200 euros via des crédits d'impôt – car le gouvernement et les syndicats estimaient qu'après un ajustement du salaire minimum par indexation, une augmentation serait "incroyablement douloureuse" pour les entreprises qui devraient la payer.
Concernant les aides énergétiques aux entreprises, le vice-président, qui cédera son poste à Marc Lauer cet automne, indique que l'UEL a également insisté sur le fait qu'elles devaient être limitées dans le temps. Dès que la crise provoquée par la guerre au Moyen-Orient sera terminée, ces aides devront être retirées "et le marché devra alors reprendre son cours et les entreprises pourront décider elles-mêmes de ce qui est le mieux pour elles".