
La hausse de prix de nombreux produits alimentaires ces dernières années a pris de multiples formes. Certaines étaient transparentes (le prix de votre paquet de pâtes augmente), d’autres plus discrètes (votre paquet de pâtes s’allège mais son prix ne bouge pas, ou peu). Cette stratégie commerciale qui vous fait acheter moins pour un prix identique, c’est la “shrinkflation”.
Dans une réponse à une question parlementaire de l’ADR, le ministre de l’Économie confirme que l’index n’est heureusement pas biaisé par ce phénomène.
Comme il l’explique au député Fred Keup, le suivi des prix à la consommation effectué par le Statec tient compte des quantités proposées dans les magasins luxembourgeois, pas seulement des prix vendus. Ainsi, quand un produit de 500 grammes voit son contenu baisser à 400 grammes, sans changement de prix, le Statec enregistre bien qu’il s’agit en fait d’une hausse de prix déguisée.
Le suivi des prix étant directement lié au déclenchement de l’index, qui est déclenché quand l’inflation atteint 2,5%, la hausse des salaires n’est donc pas faussée par les combines de l’industrie agroalimentaire.
“Des ajustements de qualité sont également réalisés régulièrement dans les autres catégories du panier afin de garantir l’intégrité scientifique de l’indice national des prix à la consommation” assure le ministre. Le Statec suit environ 100.000 produits pour établir son panier de biens et services utilisés pour déclencher l’index. La prochaine indexation est d’ailleurs prévue avant l’été.