
Pas de trains entre Audun-le-Tiche et Esch-sur-Alzette durant les congés congé de carnaval du 12 au 16 février. Ils seront remplacés par des bus de substitution.
Et juste un train sur deux entre Volmerange-les-Mines et Bettembourg durant la même semaine mais “avec un nombre suffisant de places assises”, promettent les CFL.
La compagnie ferroviaire luxembourgeoise n’a pas vraiment le choix. Elle est contrainte de supprimer ou de réduire son offre sur des tronçons à la frontière française.
En cause, le manque d’agents disponibles et les grosses difficultés pour recruter des accompagnateurs de train. Les CFL jouent la transparence et expliquent dans un communiqué, ce lundi soir que la situation est “tendue en termes d’effectifs” à cause “d’un nombre élevé d’absences pour cause de maladie”, mais aussi de “congés planifiés et accordés de longue date”.
Autre facteur de tension en interne: “L‘embauche de certains profils, notamment celui de l’accompagnateur de train” qui est devenu synonyme de “véritable défi”. Et ce n’est pas faute d’avoir mis les bouchées doubles. Seulement, le marché du travail est “particulièrement concurrentiel” en ce moment pour les CFL, comme pour bien d’autres entreprises luxembourgeoises.
Pour des raisons de sécurité, d’accompagnement et d’information du public, des accompagnateurs sont présents dans chaque train. Les CFL en emploient 260, mais il en manque. Au point que des conducteurs et accompagnateurs de train ont dû reporter “à de nombreuses reprises” leurs congés.
Les CFL “n’ont cessé de renforcer leurs efforts de recrutement” d’accompagnateurs de train et “au mois de mai 2024, une vingtaine d’accompagnateurs de train supplémentaires” prendront du service après avoir bouclé leur formation, “suivis par une vingtaine d’accompagnateurs de train supplémentaires qui rejoindront leurs collègues durant le quatrième trimestre de l’année”, promettent les CFL.