Nouveau record historique !Le prix du diesel explose ce samedi dans les stations-service luxembourgeoises

Romain Van Dyck
Le scénario tant redouté devient réalité : ce samedi, le prix du diesel va grimper de plus de 16 centimes pour atteindre un nouveau record. Hélas, ce ne pourrait être que le début...
© LOUAI BARAKAT/Hans Lucas via AFP

Faire le plein devient un vrai cauchemar pour les automobilistes qui carburent au diesel. Ce vendredi, ils avaient eu droit à une “petite” bonne nouvelle : une baisse de 3,6 centimes était venue leur redonner un peu d’air. Mais ce samedi, les nouveaux prix affichés dans les stations service luxembourgeoises vont leur rappeler cruellement que la crise de l’or noir est loin d’être terminée : avec une augmentation de 16,5 centimes, le carburant sera vendu 2,186€ le litre. C’est le nouveau record absolu pour ce carburant, loin devant le précédent qui s’élevait à 2,112€ le 10 mars 2022.

À ce prix, un plein de 50 litres se traduit par une facture de 109,3€... À titre de comparaison, La veille, elle était de 101,05€, et le 3 mars dernier, le même plein ne coûtait que 74,25€...

Le gasoil de chauffage (le fioul, ndlr) suit la tendance et enregistre une hausse de 17,2 centimes pour s’afficher à 1,649€ le litre.

Pas de changement en revanche pour l’essence, le SP95 reste à 1,758€ et le SP98 à 1,858€.

Il faudra donc suivre attentivement l’évolution des prix chez nos voisins français, belges et allemands, car il n’est pas exclu que le prix du diesel soit provisoirement moins élevé dans certaines stations de l’autre côté de la frontière. Ce vendredi en tout cas, plusieurs stations mosellanes affichaient un diesel à 2,09€ le litre.

Et si le pire était devant nous ?

Il faut en tout cas s’y préparer, si on en croit le ministre luxembourgeois de l’Énergie, qui prédisait il y a quelques jours que des pénuries de diesel et de kérosène “ne sont pas à exclure à moyen terme”.

Les signaux sont en effet au rouge. Plusieurs scénarios du pire inquiètent les économistes et investisseurs sur la guerre en Iran: une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, une attaque sur l’ile de Kharg où passe l’essentiel de la production iranienne de brut, la fermeture du détroit de Bab el-Mandeb, autre point de passage commercial névralgique...

Pour tous ces scénarios, une envolée des cours est à craindre: la banque française Société Générale juge “crédible” un prix du baril à 150 dollars, quand d’autres entrevoient une hypothèse extrême à 200 dollars, à l’instar de la banque australienne Macquarie. Une flambée qui aurait des conséquences immédiates sur les carburants, à commencer par le diesel. En effet, la hausse du brut fait augmenter davantage les prix du gazole et du kérosène que ceux de l’essence, car les bruts du Golfe, plus lourds, sont idéaux pour produire le kérosène et le gazole tandis que le brut alternatif disponible, le brut américain, plus léger, permet surtout de produire de l’essence.

Bref, les automobilistes carburant au diesel n’ont pas fini d’avoir des sueurs froides en allant faire leur plein.

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