Syndicats et patronat réagissent à l'état de la nation“Les partenaires sociaux doivent trouver des solutions à la crise”

Carine Lemmer
Marlène Clement
adapté pour RTL Infos
"Le discours sur l’état de la nation s’est tenu dans l’ombre de la tripartite. C’est pourquoi aucune nouvelle annonce n’a été faite, et les grands thèmes actuels seront abordés lors de la tripartite et des solutions trouvées, on l'espère", a déclaré après le discours Nora Back, présidente de l’OGBL.
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Bien entendu, les syndicats auraient souhaité entendre quelque chose de positif concernant le salaire minimum et quelque chose sur les frontaliers qui viennent chaque jour travailler au Luxembourg, a regretté Nora Back.

"Ce qui nous manque vraiment, c’est que ce soit tout un discours sur l’état de la nation, sans que les frontaliers ne soient, ne serait-ce qu’une fois, abordés, sans que la Grande Région en tant que telle ni la politique dans la Grande Région ne soient abordées. Pourtant, c’est un problème. À l’heure actuelle, nous faisons face à un réel problème d’attractivité. Il y a de moins en moins de frontaliers qui souhaitent venir travailler au Luxembourg. Or, nous en dépendons."

L’Union des syndicats a donc regretté l’absence des frontaliers dans le discours, mais le président du LCGB, Patrick Dury, a en revanche salué les annonces concernant la santé…

"Ce qui a été positif aujourd’hui, c’est que le Premier ministre a très clairement dit que la convention entre la CNS et l’AMMD doit être signée, que le gouvernement ne veut pas d’une médecine à deux vitesses et qu’il soutient cette convention. Cela nous rassure en ce sens."

Les mesures ont été énumérées en détail, mais elles ne sont pas encore effectives et ne vont pas assez loin, a ensuite déclaré Steve Heiliger, secrétaire général de la CGFP. La Confédération générale de la fonction publique aurait également préféré que le discours ait lieu plus tard.

"C’est pourquoi nous avons aussi demandé, ou estimé plus pertinent, de reporter le discours sur l’état de la nation après les réunions de la tripartite. Je pense qu’il y aurait alors eu davantage de substance dans le discours. Il faut toutefois reconnaître que la dimension sociale a constitué un fil rouge tout au long de ce discours, ce qui est appréciable. Et, dans les prochaines semaines, le gouvernement devra montrer à quel point il prend cela au sérieux."

Les thèmes importants actuels pour les entreprises et la population seront discutés dans le cadre de la tripartite, a également estimé le président de l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL), Michel Reckinger.

“Je pense que c’est cela où nous devrons tous intervenir, et là, il a d’ailleurs aussi souligné la responsabilité des partenaires sociaux, ce que je trouve juste. Nous évoluons dans un contexte très difficile. Il ne faut pas tout peindre en noir, mais ce n’est définitivement pas simple. L’avenir sera compliqué. Je pense qu’il a dit et décrit tout cela. Maintenant, il nous reste à trouver les bonnes solutions pour que les entreprises et les personnes puissent traverser cette crise."

Les attentes envers la tripartite sont bien présentes. Les syndicats OGBL et LCGB maintiennent que le pouvoir d’achat et la sécurité de l’emploi doivent être aussi discutés.

Pour Michel Reckinger, président de l’UEL, le dossier du salaire minimum est en soi clos. Le gouvernement aurait bien indiqué qu’il n’y a actuellement pas de marge au niveau des entreprises. Mais peut-être a-t-il d’autres idées. Il y a trois ans, des mesures avaient aussi été prises "pour les petites gens".

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