Les raisons étaient multiples, mais tout était écrit pour que le chemin de l’ancien tennisman français et celui des protagonistes de la maison de soins Elysis à Esch-sur-Alzette se croisent un jour.
Déjà l’endroit fourmille de fans de tennis jusqu’aux pensionnaires, parmi lesquels Josée par exemple, qui a joué jusqu’à l’âge de 80 ans. Et puis il y a l’histoire personnelle du champion qui a dû réapprendre à marcher en 2001 après une méningite fulgurante.
Alors, après une première visite des installations en février dernier, Henri Leconte se voit proposer d’inscrire son nom dans l’histoire de cet établissement particulier, qui accompagne les séniors et remet sur pied les personnes accidentées. Déjà pour raconter son histoire, à travers la présentation de son livre Balles neuves (éditions Marabout, 2023), mais surtout pour inaugurer une salle de thérapies à son nom, un moment qui s’est avéré très émouvant pour l’ancien phénomène des courts : “Ça me touche énormément, ça me rappelle aussi certains souvenirs, de pouvoir aider les personnes séniors, quand on arrive à un certain stade de sa vie, avoir cet environnement, cette maison, ces personnes qui vous aident à être dans les meilleures conditions possibles.”
Pour Christian Weiwers, le directeur de l’établissement, cette journée était un petit événement : “C’est un grand honneur de l’avoir dans notre maison [...] On est une maison de vie. Le sport fait partie de la vie, a fait partie de la vie et c’est un moment émotionnel, de joie, pour nos pensionnaires.”
Henri Leconte a partagé quelques épisodes de sa longue carrière, relatés dans son autobiographie : “On connaît un peu la vie d’un sportif de haut niveau, mais est-ce qu’on connaît l’homme ? Pas vraiment. On est un être humain normal, on passe par des bons et des mauvais moments. Aujourd’hui, à bientôt 63 ans, je suis heureux et je n’en veux à personne.”
Le weekend de Pâques est d’ores et déjà inoubliable pour les pensionnaires de l’établissement situé à Esch-sur-Alzette.
