L’asbl Lëtzebuerger Déiereschutzliga ne voulait pas choquer avec des images de chats malades ou blessés, mais plutôt faire appel au sens de la responsabilité des propriétaires d’animaux, explique Loïc Feltgen, responsable marketing et communication à la Ligue.
Les maladies et les blessures constituent pourtant souvent la triste réalité des chats devenus sauvages. Le trop-plein de naissances a pour conséquence que de plus en plus de chats vivent dans la nature, ne trouvent pas de nourriture en suffisance, se blessent lors de combats pour leur territoire ou s’infectent avec des maladies qui se propagent rapidement.
Les chattes et les chats non stérilisés posent donc de gros problèmes. Et c’est exactement ce que rappelle la nouvelle campagne “Castrer. Pucer. Enregistrer” de la Lëtzebuerger Déiereschutzliga. Les chats domestiques laissés libres de sortir à l’extérieur doivent être stérilisés, conformément à la loi sur la protection des animaux de 2018. Non seulement pour contrôler les naissances, mais aussi pour limiter la propagation de maladies telles que le FIV, le virus de l’immunodéficience féline, plus connu sous le nom de sida du chat.
Si la population féline devient trop importante à cause de naissances non désirées, le risque augmente de voir apparaître davantage de chats devenus sauvages, qui souffrent de la faim et se trouvent souvent dans un état de santé précaire. Les refuges pour animaux sont également plus que saturés, ajoute Liliane Ferron, vice-présidente et responsable des relations publiques de l’association.
La nouvelle structure de l’asbl à Gasperich a parfois accueilli plus de 100 chats, atteignant ainsi ses limites malgré son agrandissement. A cela s’ajoute que les chats malades ou négligés demandent beaucoup de soins au personnel.
La Ligue luxembourgeoise de protection des animaux ne veut plus seulement attirer l’attention sur ce problème, mais s’attaquer vraiment à sa racine. Avec la campagne “Castrer. Pucer. Enregistrer”, il sera possible, à partir du 2 février, de télécharger un bon de 100 euros pour couvrir au moins une partie des frais de vétérinaire liés à une stérilisation.
Pour bénéficier de ce bon, le propriétaire doit habiter au Luxembourg et fournir le numéro de puce de son chat ou de sa chatte. Un système a été mis en place en collaboration avec les vétérinaires, permettant aux propriétaires de bénéficier directement d’une réduction de 100 euros sur leur facture. Les vétérinaires facturent ensuite une fois par mois les bons utilisés à la Ligue luxembourgeoise de protection des animaux. Plus d’informations sont disponibles sur https://www.deierenasyl.lu/de/kampagne/.
En plus des bons, la Ligue lance une nouvelle campagne d’information ciblée et en quatre langues, via des affiches dans les centres commerciaux, sur les bus ou encore aux arrêts de transports publics. Des actions dans les écoles sont également prévues afin de sensibiliser la jeune génération à une détention responsable des animaux.
La Lëtzebuerger Déiereschutzliga rappelle également qu’il ne suffit pas d’implanter une puce d’identification à un animal, il faut aussi l’enregistrer, afin que les propriétaires puissent être retrouvés. Pour les chats, malheureusement, ce n’est souvent pas le cas, probablement parce que beaucoup de gens l’ignorent, explique Liliane Ferron. Parmi tous les chats trouvés, à peine un peu plus de 15 % peuvent être ramenés chez eux, car ils ne sont pas pucés ou pas correctement enregistrés.
Les trois piliers “Castrer. Pucer. Enregistrer” font partie des principes fondamentaux d’une gestion responsable des chats domestiques, affirme clairement la Ligue luxembourgeoise de protection des animaux.