
À ce jour, ni le gouvernement ni la plupart des partis ne se sont encore clairement exprimés sur la direction que devrait prendre, selon eux, une éventuelle réforme des retraites.
Au préalable, les représentants du patronat et des syndicats au sein du Conseil économique et social n’étaient pas parvenus à s’entendre pour rédiger un avis commun. Le patronat souhaite réduire les dépenses et par conséquent les prestations. De leur côté, les syndicats ne voient pas l’urgence d’agir et, en cas de réforme, veulent des mesures pour augmenter les recettes et les pensions. C’est dans ce contexte que les députés participeront ce mercredi à un débat de consultation organisé par la ministre de la Santé.
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Il y a trois semaines, l’IGSS, l’Inspection générale de la Sécurité sociale, a présenté des projections actualisées aux députés membres de la Commission de la Sécurité sociale. Selon ses derniers calculs, les cotisations deviendront inférieures aux dépenses courantes dès 2026, avant que la réserve des pensions ne passe dès 2039 sous le seuil légal d’un an et demi puis qu’elle ne soit épuisée en 2045. Par conséquent, dans trois ans, la question se poserait de savoir si les pensions seraient encore entièrement ajustées à l’évolution des salaires réels ou non.
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Contrairement à leurs partis mères à la Chambre qui, à l’exception de la Gauche, n’ont pas encore annoncé la couleur, les sections jeunesse des principaux partis ont pris position ensemble au début du mois.
Elles sont notamment favorables à une harmonisation accrue entre les retraites des fonctionnaires et celles des employés privés. Elles veulent que les années d’études continuent d’être reconnues comme années de cotisation, que l’âge légal de départ à la retraite reste 65 ans et que la retraite moyenne soit ajustée au budget de référence pour les seniors, donc réévaluée.